mercredi 17 septembre 2014

4-5-6 septembre 2014 : Alaska Highway; Wow les paysage, quand il fait beau!

4 septembre : Merveilleux paysages du nord-est de la Colombie-Britannique, animaux inclus!

En cette journée, j'ai surtout fait de la route, environ 750 km de route pour être plus précise. J'ai d'abord remarqué que la végétation n'avait rien à voir avec celle du nord de l'Alberta, où c'était surtout feuillu, et jaune en passant, car c'est l'automne. Tandis que là, en Colombie-britannique, la forêt était surtout composée d'épinettes et de pins. J'ai aussi remarqué que de nombreux pins ont été rougis par le passage de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (ce que j'ai confirmé en demandant à un résident).

Sur la route, les paysages étaient magnifiques, d'abord vallonneux, puis montagneux.




J'ai aussi croisé des animaux sur mon chemin. Quand je suis arrêtée pour une photo de rivière, j'y ai trouvé deux caribous.
 


Ensuite, sur la route, j'ai vu un beau moufflon, puis un autre caribou, puis un orignal coopératif. L'abondance quoi!


J'ai fait une courte pause aux plus belles sources d'eau chaude que je connais jusqu'à maintenant, parce qu'elles n'ont pas été aménagées dans une piscine. J'ai juste trempé mes pieds parce qu'il était tard.





J'ai continué ma route et j'ai encore croisé des animaux, soit deux bisons juste arès les sources d'eau chaude (encore des bisons!), puis un ours noir sur le bord de la route. Il faisait malheureusement trop noir pour photo graphier ce dernier.


J'ai dormi au Coal River Lodge, à quelques part dans le fond du bois, sur l'Alaska highway (parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre que de la forêt dans ce bout-là).



5 septembre : Encore de la route, mais à la pluie

Oui, j'ai encre parcouru envion 660 km cette journée-là. Sur la route, j'ai croisé d'autres bisons, soit un groupe de deux, puis un groupe de 34, le plus gros groupe de tout mon voyage!


Ensuite, j'ai vu trois élans. Humm, heureusement que j'ai pris des images de ça, parce que j'ai tellement vus de choses depuis (on est le 17 septembre quand j'écris ces lignes) que je ne me souviens plus trop du contexte!


Je suis passée très vite par Whitehorse parce que je vais devoir repasser par là plus tard de toute façon.

La météo n'est pas très belle, alors je roule et je roule.

Coucher pas loin de la  frontière avec l'Alaska, à Beaver Creek.

6 septembre : .Traversée en Alaska

Je suis partie tard du Yukon. J'ai esayé d'obtenir une assurance-voyage la veille pour aller en Alaska, mais il aurait fallu que je la prenne avant de partir du Québec, pour toute la durée du voyage hors-du Québec... bon à savoir... Donc, je décide de continuer mon chemin vers l'Alaska jusqu'à l'intersection qui me permettra de revenir vers le Canada rapidos.

Je me rends donc à Tok, Alaska, ce jour-là. C'est pluvieux, pas beau. J'ai même eu un peu de neige fondante. Dommage, je n'ai pas pu voir les beaux paysages depuis deux jours. Mais bon, je ne plains pas trop parce qu'il a fait beau pas mal tout le voyage jusque là!

Coucher à Tok, Alaska, pas d'internet. Ben non, c'est trop petit cette place-là. Il n'y a aucun motel qui a internet! Première fois que je vois ça!

En passant, l'heure de l'Alaska est d'une heure derrière celle du Yukon et de la Colombie-Britannique. Bon, comme je passe à peu près 24 heures aux États-Unis, je n'ai pas pris la peine de changer mes horloges!



mardi 9 septembre 2014

1-2-3 septembre : Yellowknife et gros retour sur mes pas pour finalement atteindre l’Alaska Highway

1e septembre 2014 : Relaxe à Yellowknife; C'est la fête du travail après tout.

C’était la fête du travail, tout était fermé (la veille aussi, car on était dimanche) et j’avais besoin d’un changement d’huile. C’était donc une journée de congé pour moi aussi. J’ai pris ça bien relaxe. Heureusement, car mon épaule gauche souffrait un peu d’avoir conduit pendant plus de trois semaines sans arrêt. 

J’ai continué sur le chemin au nord du lac des Esclaves, passé Yellowknife (passé mon camping) et me suis rendue jusqu’au bout de la route d’été. En fait, cette route se prolonge en hiver pour les camions qui vont ravitailler les mines dans le nord. C’est la fameuse route de glace sur laquelle on a fait une émission de télé. Ce qui est comique, c’est qu’au bout de cette route, j’ai rencontré un autre véhicule du Québec, alors qu’il n’y avait vraiment pas grand monde. On a jasé un peu. C’était des québécoise d’origine asiatique qui venaient visiter leur fille, qui était déménagée à Yellowknife. Ça fait toujours du bien de parler un peu français des fois.




À cet endroit, on est au bord de l’eau. Ça paraît que c’est le bouclier canadien, car c’est très rocheux et les arbres, des épinettes surtout, sont plus petits que dans le sud. Il y a des feuillus, mais très peu à comparer au sud de ce territoire. Ce qui est drôle c’est que, la veille, je photographiais des champignons sans macro, parce qu’ils étaient très gros, et que cette journée-là, j’ai photographié des mini-fougère en mode macro. C’est le monde à l’envers. Je n’ai jamais vu d’aussi petites fougères avant! Les frondes faisaient maximum 10 cm de longueur!



Sur le chemin du retour vers Yellowknife, je suis arrête au Cameron falls. Elles ne sont pas super grandes, mais elles sont jolies. J’y ai rencontré des gens qui, à partir du rivage, au bas des chutes, pêchaient le Whitefish, un corégone, de ce que j'en trove sur Internet. Il paraît que c’est bien bon.





2 septembre 2014 :  Retour vers le sud, soit le nord de l’Alberta

Bon, super, le matin, dès l’ouverture, je me suis rendue à Jiffy Lube pour mon changement d’huile. Voilà, bonne affairede faite, je pouvais enfin repartir! Il faut dire que le temps que j’ai été à Yellowknife, il faisait nuageux et pluvieux, alors ce n’était pas toujours la joie. Je suis chanceuse, il paraît que c’est rare parce que le climat de Yellowknife est très sec et ensoleillé d’habitude…

En route vers le sud, j’ai revu des bisons, soit un groupe de 20, puis un seul, puis un autre.

Quand je suis arrêtée prendre de l’essence à Fort Providence, il y avait vraiment beaucoup de mouches noires! J’ai vu une résidente qui venait au dépanneur à pied et elle avait son filet de tête! Pas commode!
En route, j’ai ensuite vu un ours noir traverser la route! Enfin! J’ai passé des jours et des jours à rouler dans la forêt boréale depuis de début du voyage et c’était mon premier ours noir! Trop rapide pour une photo par contre.

Rendue du côté de l’Alberta (car j’aillais vers le sud pour rejoindre une autre route qui ira au nord), j’ai vu un Tétras du Canada et un paquet de lapins noirs près d’un camp. C’était bizarre de voir tous ces lapins. Je me demande pourquoi il y en avait là. De toute évidence, ils étaient sauvages, mais pas d’origine sauvage.

Plus tard, j’entends paf sur le côté gauche de la voiture. J’avais aussi vu quelques chose voler du coin de l’œil. Bon, il c’est un oiseau qui m’a foncé dessus! Je ne sais pas s’il s’en est sorti vivant, mais je n’ai rien trouvé près de la route en retournant à cet endroit. Je ne sais pas ce que c’était, mais selon la trace laissée dans la poussière de l’auto, ce n’était pas si gros, plus petit qu’un merle en tout cas.

Total de la journée, environ 750 km. C’est que je dois revenir sur mon chemin pendant un bon bout pour rejoindre la route qui me permettra de pouvoir continuer mon voyage vers l’ouest, alors j’y vais vite.

3 septembre 2014 : Début du Alaska Highway (route de l’Alaska), Dawson Creek

Cette journée-là, j’ai encore conduit pas mal. Malheureusement, un Junco adroisé, qui était direct au milieu de la chaussée et que je n’ai pas vu, parce que trop petit, s’est envolé juste devant moi. Paf. Plus de junco. C’est plate. 

À la frontière de la Colombie-Britannique, je dois changer l’heure. J’atteignais alors trois heures de décalage avec le Québec. Quelques minutes plus tard, j’arrivais à Dawson Creek, une petite ville. Il s’agit d’un endroit stratégique sur la route, car c’est le kilomètre zéro de la route de l’Alaska, qui mène en Alaska, bien sûr. C’est cette route que bien des américains empruntent pour aller visiter leur état isolé.


Je continue mon chemin, mais mon objectif de la journée a dû être réduit, parce que je suis restée immobilisée sur la route pendant une heure à cause de travaux routiers! En tout cas, j’en ai profité pour souper dans l’auto et lire des dépliants touristiques!

La suite bientôt!

30-31 aoùt : Fort Smith et Fort Providence (TNO); En route vers le Nord!

30 août 2014 : Grues blanches prise 2 et direction Fort Providence

Le matin, alors que je dormais encore dans l’auto, j’entendais un animal dans la partie du moteur. Youppi… Quand je me suis levée, je l’ai vu cet animal. Il n’était pas gêné. Il s’est approché de mes mains, alors que j’étais à table, jusqu’à ce que je me dise qu’il avait dépassé les limites, c’est à dire qu’il était à un centimètre de mes doigts. C’était un écureuil roux. Ensuite, il est allé sous l’auto et, en me penchant, je l’ai vu sauter dans la partie moteur de l’auto! Je me suis dit que j’irais lui jouer un tour… en ouvrant le capot! Il était là! Je l’ai surpris et il s’est sauvé, mais pas très loin. Il était toujours dans l’auto. N’étant pas gêné, il est revenu, à l’aise. Il est allé prendre de la mousse isolante de mon auto, mais je l’ai arrêté avant qu’il réussisse à arracher son morceau. Il manquait déjà pas mal d’isolant à ce moment, parce des souris en avaient déjà profité dans d’autres terrains de camping…

Ce matin-là, j’ai aussi entendu et vu une femelle Pic à dois noir à partir de mon site, un espèce que j’aime beaucoup et que je n’ai pas souvent la chance d’observer. Il y avait aussi deux mésangeais assez bruyants, une autre de mes espèces préférées.

Je me suis mise en route pour le retour vers la route qui me mènera à Yellowknife. En route, j’ai croisé un joli renard roux, ça fait toujours plaisir. 

Je suis arrêtée de nouveau aux plaines de sel, juste au cas où les Grues blanches se seraient rapprochées, tant qu’à être là, étant donné que j’ai peu de chance d’en revoir dans ma vie. Et oui, elles étaient là! Plus proches que la veille en plus! J’en ai profité pour reprendre des nouvelles photos et vidéos, encore floues, mais en plus gros au moins. Ah, quelle observation!

Après, j’ai revu des bisons : deux seuls et un groupe de 21. Aussi, j’ai croisé trois Tétras du Canada ensemble. Puis, j’ai trouvé des feux de forêt. Depuis la veille, je sentais souvent de la fumée, mais là, j’ai vraiment vu du feu. Le premier avait la taille d’un feu de la Saint-Jean de village. Les deux suivants n’étaient que des petites sources de fumées au sol. Juste assez pour que ce soit spécial à voir, mais sans se sentir menacé. C’était quand même le premier feu de forêt que je voyais en flammes à  vie. Spécial.


Cette journée-là, je me suis rendue jusqu'à Fort Providence, où j’ai pu observer deux Pygargue à tête blanche de très près et une famille de Balbuzards pêcheurs. Ce qui était spécial surtout, c’est que j’ai vu un groupe de bisons, environ neuf bisons, qui étaient directement dans le village. Il passaient sur les terrains des maisons, les terrains n’étant pas clôturés. Ça doit être bizarre de tomber face-à-face avec un bison quand tu prends ta marche quotidienne! Les bisons, ça peut être dangereux.







31 août 2014 : Arrivée à Yellowknife

En route vers Yellowknife, il y a une autre concentration de bisons, qui sont dans une aire de conservation des bisons. J’en ai donc vu 31 en me rendant, dont un groupe de 25. Il y avait aussi encore des feux sur le bord de la route, mais c’étaient juste des petites sources de fumée au sol.

À mon arrivée à Yellowknife, je suis arrêtées à l’information touristique, où j’ai vu quelque chose de bien spécial et étrange pour moi. J’ai vu ce qui semblait être des gros champignons décoratifs en terre cuite, mais en fait, en m’approchant, je me suis rendu compte que c’étaient des vrais gros champignons, dans la rocaille de l’info touristique! Wow! Je n’ai jamais vu ça! Je ne pense pas qu’on ait des champignons comme ça au Québec. C’est spectaculaire! J’ai donc passé un bout de temps à les contempler et à être émerveillée devant eux.


En ville, j’en ai profité pour me procurer une nouvelle caméra, avec un meilleur zoom et plus de réglages manuels. Ça va être pratique! Je me suis rendu compte que les taxes des Territoires-du-Nord-Ouest sont très faibles, soit 5 %, alors j’ai fait une bonne affaire!

Je suis allée visiter le vieux cartier, qui est tout petit, une presqu’île, où il y a quelques bons restaurants. Un incontournable à ce qu’il paraît. D’habitude, je ne vais pas au resto pendant ce voyage, mais là, je fais une exception. Mon choix s’arrête sur le Bullock’s Bistro. C’est spécial comme décor. C’est un tout petit restaurant avec plein de collants, d’écritures au feutre et de cartes d’affaires sur les murs et au plafond, qui est très bas d’ailleurs. La spécialité, c’est les poissons. J’en profite pour prendre du Arctic Char (omble chevalier), qu’on trouve dans le nord. Il est pêché dans le Grand Lac des Esclaves. C’était super bon! Cher, mais bon, heureusement! On y ajoutait une sauce à l’ail très goûteuse, de la salade et des frites. Ah, j’oubliais, avant qu’on soit servi, on reçoit un gros morceau de pain fraîchement sorti du four, à la bonne franquette! Ça fait chaleureux!


Après le souper, en me promenant en auto, je suis tombée sur quelques pygargues à tête blanche et je me suis demandé ce qui les attirait là en particulier, car je n’étais pas sur le bord de l’eau. J’ai trouvé! C’était le dépotoir! Je suis donc entrée au dépotoir et ça en a valu la peine! Il y avait un paquet de corbeaux, des Pygargues à tête blanche, quelques goélands, mais le plus frappant, c’était le groupe de Grues du Canada! Hé bien! Je ne savais pas que les Grues du Canada affectionnaient les dépotoirs! Belle surprise! J’en ai vu pas mal depuis le début du voyage, mais pas d’aussi près! C’est génial! J’en ai profité pour faire des tests avec ma nouvelles caméra! Super! Le zoom, c’est vraiment pratique!



J'y ai même vu un renard de coloration spéciale.


Le soir, dans mon camping, il y avait des petits feux d’artifice pour la fête du travail, alors je les ai regardés un peu, à partir des gros rochers en bordure de l’eau, juste à côté de mon site.

mercredi 3 septembre 2014

27-28-29 août 2014 : Rocheuses, nord de l'Alberta et Territoires du Nord-Ouest!

27 août 2014 : Jasper paisible

Le matin, je me suis dirigée vers Jasper. là-bas, j'ai pris ça assez relaxe. C'était marqué sur les pancartes qu'il fallait être en groupe pour aller dans les sentiers, alors je n'ai pas insisté. Un face-à-face avec grizzly... humm, non, ça va. J'ai quand même vu de beaux paysages, dont un lac vert avec un arrière-plan de montagnes. J'ai vu quelques oiseaux, dont un Plongeon huard et des Mésangeais du Canada.


Dans le village, je suis allée dîner à un restaurant, le Lou lou's Breakfast and pizzeria. C'est rare que je vais au restaurant. J'ai été surprise d'être accueillie par des québécois! C'est que le proprio est québécois.  Ils servent de la poutine avec du vrai fromage en crottes, directement de Montréal! Je voulais quelque chose d'un peu plus santé, alors j'ai pris une salade de légumes rotis, vraiment bonne, et une frite. Je ne prends jamais de frites, mais celles-là avaient l'air tellement bonnes, je n'ai pu résister et je n'ai pas regretté!

J'ai ensuite repris ma route vers le nord, car ma prochaine destination est Yellowknife, un méchant détour! Au départ de Jasper, dans une vallée, j'ai vu un élan, ou wapiti, ou "elk", comme vous préférez.  J'étais bien contente. Belle grosse bête! J'ai été étonnée de ne voir aucun moufflon dans les rocheuses, car j'en avais vu lorsque j'étais venue il y a près de dix ans.



J'ai passé par Grande Priarie et disons que j'étais presque la seule petite auto dans le stationnement de l'épicerie. Tout le monde a des camions. Cette ville est encore dans les montagnes, mais loin des plus hautes.

Le soir, j'ai dormi dans un camping au Dunvegan Provincial Park, dans le nord de l'Alerta, entre Rycroft et Fairview. Une belle famille de Gélinotte huppées m'a accueillue et une chauve-souris a survolé mon terrain.


28 août 2014 : Nord de l'Alberta, High Level, Hay River; 700 km de route pour des superbes aurores boréales!

Le matin du 28 août, j'ai pris le temps d'explorer un peu le terrain de camping, car il est en bordure d'une jolie rivière dans une vallée spéciale, aux flancs herbeux, jaunes à ce moment. J'ai lu un peu sur l'histoire de la région. Des prêtres ont vécu dans ce parc et plusieurs provenaient du Québec ou de la France. Il s'agit d'une région très fertile et, encore aujourd'hui, Duvengan est synonyme de fruits et légumes pour bien des gens. Moi, j'ai aussi vu de l'exploitation pétrolière et de charbon dans cette région.

Au départ du terrain, j'ai encore roulé sur quelques chose, mais cette fois, je n'ai rien tué. J'ai roulé sur mes lunettes de soleil (adaptées à ma vue) dans leur étui! Ayaye! Heureusement, elles n'étaient que tordues et un verre qui se détache toujours s'est détaché. J'ai retordu les lunettes à peu près comme elles étaient et remis le verre. Je les utilise encore! Mais l'étui rigide est une perte totale. Il a toutefois été bien utile pour ne pas tuer mes lunettes!

J'ai repris ma route vers le nord, j'ai retrouvé les buses des prairies (3 Buses à queue rousse), ça fait du bien, et suis arrêtée à High Level. J'y ai vu un beau Gros-bec errant juvénile. C'est très joli et peu reconnaissable, car au lieu d'être principalement jaune, il est tout gris avec du verdâtre sur le dos.

J'ai pris beaucoup d'information au kiosque d'information touristique et j'ai appris que j'aurais une belle récompense lorsque je passerais le 60e parallèle, soit la limite entre l'Alberta et les territoires du Nord-Ouest.

J'ai justement continué mon chemin et atteint ce lieu environ deux heures plus tard. À l'info touristique, ils donnent un beau diplôme prouvant qu'on a passé le 60e parallèle! Comique! Il y a aussi une belle grosse pancarte devant laquelle tout le monde se prend en photo. Moi aussi.

Après avoir pris d'autres informations, je suis repartie et suis arrivée vers 20h30 au camping du parc territorial (on n'est plus dans une province!) Hay River, dans la ville de Hay River. J'ai appris que les aurores boréales seraient belles ce soir-là parce qu'il n'y avat pas de nuages, on était dans une bonne saison (ça commence à la fin août) et on annonçait froid pour la nuit. Il fallait que je me rende à la plage (un endroit dégagé d'arbres) ver 23h30, minuit pour les observer. Moi, je n'étais pas si enthousiamée à l'idée d'aller les voir, car j'en ai déjà vu ailleurs. J'ai appris que des japonais étaient aussi dans le camping ce soir-là et avaient fait le voyage spécialement pour les auroroes.

En attendante les aurores boréales, un Grand-duc d'Amérique chantait (et il faisait aussi des drôles de sons) et j'ai ouvert mon ordinateur sur ma table à pique-nique, dans le noir, pour vous écrire mon dernier récit. À la fin de mon récit, il fallait que je me dépêche, car les aurores commençaient. Une petite éclaircie au-dessus de mon site me permettait de le entrevoir. Je pouvais même les entendre! Vite! Je me suis rendue à la plage et, oh surprise! Ok, je pensais avoir déjà vu des aurores boréales, mais ça, ce n'est rien de comparable! Woooowwwww! C'est comme si j'étais une magicienne et que j'avais fait apparître toutes ces couleurs dans le ciel! C'est magnifique, magique! Magique, magique, magique! Une grande vague verte d'un bout à l'autre du ciel et d'autres ondulations à côté. Je ne savais plus où regarder! À droite, à gauche, en haut! Je tournais sur place pour tout voir, la tête vers le haut! Puis, j'ai cessé de bougé pour fixer un endroit, pour le voir bouger. Ça bouge! On entend parfois un genre de souffle. À un moment donné, les aurores s'estompent un peu, mais elles reviennent de plus belle, avec des nouveaux motifs. Wow! Elles étaient vertes, mais vers la fin, des bordures rouges se sont dessinées. Wow!

En tout cas, ma première soirée dans les Territoires-du-Nord-Ouest me confirmait déjà que j'avais bien fait de faire ce long détour! En passant, je n'ai pas pu prendre de photo des aurores boérales, puisque mes appareils ne disposent pas des options requises pour ce genre de photo.

Dodo à 1h00 du matin.


 29 août 2014 : Parc national Wood Buffalo; Je suis hyper chanceuse!

Le matin, après avoir été contempler la plage de jour, qui donne sur le Grand Lac des Esclaves et devant laquelle un Pygargue à tête blanche était posé sur une île, j'ai pris la route vers le sud-ouest, vers le parc Wood Buffalo. Il faisait très beau.

Au premier arrêt d'intérêt, on nous présente une dolite, "sink hole" en anglais. C'est un trou en fait. La roche du parc est particulière et composée de beaucoup de calcaire, ce qui la rend très friable. Une dolite, c'était d'abord une caverne sous-terraine, qui a été creusée par l'eau sous-terraine, et dont le toit s'est écroulé à cause de l'érosion. Ça donne un trou, parfois rempli d'eau, qui est verte à cause des minéraux. Il y en a plusieurs dans le parc.


En route, j'ai vu que beaucoup de forêt a été brûlée, mais un secteur semble avoir été brûlé très récemment, genre hier! C'est fascinant. J'ai su que la route avait été fermée parfois dans la saison à cause des feux, mais ce jour-là, c'était ouvert. C'est spécial de voir ça. Beaucoup, beaucoup, de forêt brulée en chemin.

Ah, ce qui est comique, c'est que dès que je suis entrées dans le par Wood Buffalo, un bison m'a accueillie. Là, il était vraiment près. C'est qu'il y a de l'herbe tout le long de la route et c'est donc un super garde-manger pour les bisons, qui sont herbivores. Il s'agit du plus grand mammifère terrestre de l'Amérique du Nord. Les bisons ont l'air lent et de ne pas se préoccuper de nous, mais il ne faut pas sortir de l'auto, car en fait ils courent très vite et peuvent être dangereux. Quand je suis passée, c'était le temps des amours, alors les mâles peuvent être particulièrement agressifs, car ils sont remplis de testostéronne!

J'en ai vu d'autres sur la route, en tout, trois seuls et un groupe de 6, avec des petits au travers. Mignons.

  





Le bisons de cette région sont issus de populations sauvages, qui ont beaucoup diminué dans le passé, à cause des changements dans l'habitat, de la fragmentation de l'habitat et de la chasse. Dans ce parc, et dans une autre aire de conservation plus au nord, sur le chemin vers Yellowknife, leur habitat est protégé et restauré. Ls populations sont donc en train d'augmenter.

Le parc Wood Buffalo a d'autres particularités, dont celle d'être le seul endroit au  monde où niche encore la Grue blanche. Par contre, on nous dit partout sur les panneaux qu'on ne la verra pas, qu'on verra seulement la Grue du Canada, que j'ai déjà rencontrée plusieurs fois pendant mon voyage. J'ai appris par la suite, qu'on a récemment créé une nouvelle population en Floride. Cet oiseau est super rare. À un moment donné, il en restait juste 60 individus. Aujourd'hui, grâce aux efforts de rétablissement, dont de la reproduction en captivité, la population est rendue à 600 individus. Ça s'améliore, mais c'est encore hyper rare.

Je suis allée au belvédère présentant l'habitat de nidification de la Grue blanche. Il s'agit d'un milieu super humide. Elles font leur nid sur des petits îltots. J'imagine que c'est peu accessible aux prédateurs. Autour des îlots, l'eau est peu profonde, mais la boue sous l'eau est profonde et un humain s'y enfonce d'au moins 1 mètre! Pas marchable! L'eau reste en surface à cause du pergélisol, qui empêche l'eau de surface de pénétrer le sol. Bon, pas vu de grue à cet endroit, pas étonnant. Par contre, l'eau est vraiment claire. On voit le fond, couvert d'algues ou de plantes marines.

Prochaine destination, les plaines de sel. Même chose, pas marchable. Le sel sort peu à peu du sol et il est possible d'en récolter à la main. Par contre, je n'y ai pas marché et suis restée sur la plate-forme d'observation, en hauteur. À l'oeil nu, je ne décelais aucun oiseau. J'ai pris mes jumelles et j'ai vu deux points blancs. Hummm... Je vais chercher mon télescope. Au télescope.... Oui!!!! Ce sont des Grues blanches! J'en ai trouvé! Les panneaux disent que je n'en verrai pas, mais, moi, j'en ai trouvé!!!!! Deux belle grues. Elles étaient loin, vive le tétescope! Je les ai même vu voler un peu! Elles ont du beau noir dans les ailes! Wow! Youhou! Victoire! Ça en a valu le déplacement!



J'ai appris par après que personne n'en avait vu depuis un ou deux mois et que la plupart des ornithologues qui viennent dans la région spécialement pour la voir en réussent pas à en voir! Wow, je suis super chanceuse!!!!!

Je me suis ensuite rendue à Fort Smith pour dormir. C'est une petit village surtout autochtone (comme la plupart des villes des TNO).

La suite bientôt!





Troisième chansons enregistrée pendant le voyage!


Voici la troisième chanson du voyage, une demande de Catherine Bourgie et de Simon Desbiens. Il s'agit de la chanson Pendant que les champs brûlent, du groupe Niagara. C'était le 2 septembre 2014, à environ 250 km au sud de Yellowknife, dans un brûlis très récent. Beaucoup de forêt a brûlé cette année et brûlait encore lors de mon passage, même en bordure de la route.

https://www.youtube.com/watch?v=bn6XUekPnas


Vous pouvez vous aussi me suggérer une chanson à chanter pendant le voyage en l'inscrivant dans les commentaires ci-bas. Notez que le lieu d'enregistrement ne peut être déterminé d'avance, car ça dépend du temps que je prends pour apprendre la chanson et de la météo.
 
Pour être tenu au courant des mises à jour de ce blogue, aimez la page Mireille Poulin, nature et chant, sur Facebook ( https://www.facebook.com/MireilleNatureetChant ).

À bientôt!

jeudi 28 août 2014

24-25-26 août 2014 : Sud de l’Alberta et Rocheuses; de la plaine à la montagne!


24 août : Parcs Writing-on-Stone et Waterton
 
---- Je vous écris ces lignes dehors, dans le noir, avec le son des Grands-Ducs d’Amérique qui chantent, en attendant les aurores boréales, dans le sud des Territoires-du-Nord-Ouest. ---

Le 24 août, je me dirige vers le parc Writing-on-Stone, mais je n’oublie pas de bien ouvrir l’œil parce qu’on ne sait pas ce qu’on peut rencontrer dans cette super région! En effet, ça en a valu la peine, car j’ai pu voir deux autre Buses rouilleuses, en plein jour cette foi! Elles sont très jolies. Plus tard, je suis arrêtée pour confirmer des possibles corneilles, mais ce n’étaient pas des corneilles. À ma grande surprise, c’étaient trois buses toutes brunes, sans vraiment de trait caractéristique. Elles étaient posées par terre, dans un champ. Il faut dire qu’il ventait pas mal, alors c’était plus stable par terre que sur des poteaux. Quand elles s’envolaient, elles n’avaient aucune tache blanche, nulle part, aucune trace plus pâle, sauf les grosses narines jaunes sur un bec noir. Tout ce que je pouvais remarquer, c’est que le corps, autant dessus que dessous, semblait un peu plus roux que les ailes. J’ai eu de la difficulté à trouver, mais finalement, c’étaient des Buses de Swainson de forme sombre. Trois d’un coup, c’est bon! Selon mon livre, moins de 10 % de la population a cette coloration!

En route, j’ai eu une autre surprise, des antilopes! Hé oui, sauvages! J’en avais entendu parler dans le parc Grasslands et je n’en avais pas vu, mais là, je les ai trouvées! Elles sont vraiment jolies! Si je me souviens bien, ce sont nos seules antilopes en Amérique du Nord, peut-être bien en Amérique tout court. Elles ont de jolis bois noirs recourbés vers l’intérieur et des belles marques noires dans la figure. C’est vraiment quelques chose à voir! J’étais vraiment contente!

J’ai vu plusieurs autres oiseaux en route, comme d’autres pélicans, des Quiscales de Brewer et des canards. En passant, les Hirondelles rustiques, il y en a un peu partout. C’est l’espèce d’hirondelle que j’ai vu le plus souvent. Elle est pourtant sur la liste des espèces menacées.

Au parc Writing-on-Stone, le paysage était fascinant. Il s’agit d’un grand canyon dont les bords sont très spéciaux. Ils appellent ça des hoodoos. Ça ressemble pas mal aux roches qu’on retrouve dans les îles de Mingan, mais il y en a un paquet! Les roches sont en fait des agrégats de sable. C’est superbe! La Milk River coule au fond de ce canyon. Son nom ne vient pas de nulle part, l’eau est laiteuse. Il y avait peu d’oiseaux, mais j’entendais constamment un cri. J’ai fini par apercevoir l’oiseau et c’était un troglodyte des rochers! Wow! Superbe! Je suis bien contente. On n’a pas ça chez nous et ce n’est pas répandu au Canada non plus! 



Je suis ensuite allée voir les écritures sur la roche. Je suis allée voir le plus grand tableau, là où une scène de bataille a été dessinée par les autochtones, vers la mi-19e siècle environ. C’est assez peu profond come marques, donc assez pâle, mais c’est l’fun quand même à voir!

Ma prochaine destination fut ensuite le parc de Waterton, dans le coin extrême sud-ouest de l’Alberta. Ce parc continue dans le sud, aux États-Unis, sous le noms de Glacier National Park. Il fait partie des montagnes rocheuses, mais est beaucoup moins visité que les parcs de Banff et Jasper.

Je sais, ça devrait être excitant d’aller dans les rocheuses, mais j’ai tellement aimé les prairies, que j’étais un peu nostalgique de les quitter. La forêt, c’est sombre comparé aux plaines jaunes. En plus, dans les plaines on voit loin, on voit tout. Les oiseaux sont pas mal plus faciles à trouver!

Ce soir-là, dans le parc de Wateron, j’ai visité un peu avant d’aller me coucher. Je suis allée voir un petit canyon vraiment très joli. C’est qu’il est rouge ce canyon. Pas rouge tirant sur le orange, mais rouge tirant sur le fuschia. Très très joli. J’y ai fait la connaissance de Dennis, un voyageur dont vous avez peut-être vu les photos de Waterton sur ma page Facebook. Il disait toujours de croire en moi, que j’étais  une leader et que les femmes devraient être plus valorisées, quelque chose comme ça, hihi.


25 août 2014 : Waterton et Banff

Cette nuit-là, il a fait très froid. On annonçait 1 degré, mais j’étais au chaud à l’intérieur, surtout que je commençais à avoir des petits symptômes de rhume. Le matin, je me suis levée tard et me suis promenée un peu dans Waterton. Il faisait enfin soleil de nouveau! Direct dans le stationnement, avant de partir, il y avait une belle petite famille de tétras. Il faudra que je confirme avec mes vidéos, mais il me semble ce c’étaient des Tétras sombre (Blue Grouse). C’était déjà bon! Dans le parc, j’ai pris plusieurs belles photos de montagnes, j’ai croisé un Cerf mulet (pas le premier du voyage, il y en a un peu partout) et je suis partie prendre la route pour Banff. Ce qui est bien, c’est que je repassais dans les prairies entre les deux parcs. Ce qui est moins bien, c’est que je devais aller sur l’autoroute 1, la transcanadienne, dans un secteur très achalandé. Ça fait changement du reste du voyage. Déjà, je trouvais Waterton pas mal touristique, mais là, je m’en allais dans le top des endroits touristiques! Je réalisais que j’aime bien me retrouver dans des endroits perdus.



Je suis arrivée à Banff assez tard, alors je n’ai pas fait d’exploration ce soir-là, mais c’est de là que je vous ai écrit mon dernier récit!

26 août 2014 : Banff et Lac Louise

Ce jour-là, après avoir fait mon lavage, je suis allée profiter des attractions touristiques. Je suis allée voir les sources d’eau chaude sulfureuse dans des bassins de roche aménagés. J’ai touché l’eau, elle était super chaude. Pas très rafraîchissant en cette journée qui m’a fait enlever couche après couche. Enfin de la chaleur! Je suis montée au sommet du Sulphur Mountain par téléphérique. J’avais fait cette montée en 2005 aussi, avec ma famille. C’est toujours aussi beau là-haut! Ça vaut la peine d’y monter pour avoir une superbe vue sur les montagnes avoisinantes!  En haut, j’ai vu un Faucon pèlerin! Il y avait aussi des petits mammifères. Les Spermophiles à mante dorée, qui ressemblent à des gros tamias, se faisaient nourrir par les touristes, malheureusement. Ils étaient pas mal gras. J’ai aussi trouvé un Tamia mineur.


Après être redescendue, je me suis dirigée à un autre endroit très touristique, le lac Louise. Que voulez-vous, trop de monde, mais c’est beau. J’y suis déjà allée là aussi, alors je prends quelques photos de ce très beau lac et des montagnes qui l’entourent (et des canots rouges sur le lac), je lis quelques panneaux explicatifs très intéressants, l’observe les Casse-noix d’Amérique et les Mésangeais du Canada, puis je reprends la route. En passant, j’adore les casse-noix! Ce sont de beaux oiseaux gris pas mal bruyants, j’en ai entendu un imiter un bruit d’alarme d’auto! Mais mon préféré restera toujours le Mésangeai du Canada. J’ai toujours trouvé ses tons de gris, contrastant, avec le blanc très jolis.


Je prends la route pour Jasper, fais quelques arrêts en route pour prendre des photos des montagnes et des glaciers. Pas loin après Jasper, j’ai une belle surprise, un beau Grizzly est sur le bord de la route! Je m’arrête pour l’observer. Il est beau avec son long poil doré. Il s’apprête à traverser la route et un autobus arrive à toute vitesse! Hish! Heureusement, l’ours la vu et il a arrêté d’avancer! Fiou! Je ne voulais pas assister à la mort d’une aussi belle bête! Il a traversé tranquillement ensuite, en toute sécurité. Ce soir-là, je ne me rends pas à Jasper, il est trop tard, mais je dors dans un joli petit camping très tranquille.

---- Bon, mes doigts commencent à avoir froid et je pense que j’entends les aurores là! ----

À bientôt!