7 septembre : Top-of-the-world highway; Beauté inter-pays!
Bon, enfin, il
fait beau! C'est parfait pour entreprendre le super périple sur la Top-of-the-world highway, la route qui relie l'Alaska et le Yukon par le
nord, entre Chicken et Dawson City.
En partant de Tok,
la route est belle, asphaltée. Puis, elle se transforme soudain en route de terre. Ça fait très étrange parce qu'on dirait que cette route ne mène nulle
part, tout au plus à un lac ou un chalet. Ben non, j'arrive à Chicken!
C'est là où je me rendais. Je suis sur la bonne route! C'est un tout
petit village de rien du tout où on cherche de l'or et où on vend des souvenirs comiques à cause du nom du village.
J'en profite pour
prendre une pause repas, un bon fish and chips, mais pas
n'importe-lequel! Un fish and chips de flétan fraîchement pêché en
Alaska! Dans une cabane en bois en plus! C'était très bon. La portion était pas mal grosse, mais c'est les États-Unis, c'est normal! J'ai tout mangé, tout! Ben quoi? C'était bon.
Je
demande quel chemin il faut que je prenne pour continuer ma route,
juste pour être sûre, parce que ça a vraiment l'air encore d'une mini
route de terre qui ne mène nulle part. Oui, c'est bien là. J'y vais alors.
La
route est inquiétante, mais le paysage est fabuleux. On voit les
montagnes enneigées, c'est beau! Je roule en bordure de montagnes. Il
faut que je fasse super attention parce que sinon, je risque de tomber
en bas! C'est beau! Mais ma concentration doit demeurer sur la route!
C'est beau!
En plus, j'ai même pu observer un groupe de grues en migration dans le ciel! Wow, c'est spécial! Unique!
Regarde la route là!
Je m'en suis sortie indemne.
Après
bien des kilomètres périlleux, l'asphalte revient et j'entrevois, sur
une montagne voisine, des bâtiments verts, les premiers bâtiments que je
vois depuis un bon bout de temps! C'est sûrement les douanes.Elles ont vraiment l'air perdues dans ce paysage sauvage.
Ok, comme il faisait mauvais quand je suis entrée en Alaska, j'ai triché et j'ai pris maphoto Alaska en sortant de cet état, hihi!
Oui, c'est bien ça! Je rentre au Canada. Enfin, finies les inquiétudes de l'absence d'assurance-voyage!
Je
retombe sur une route de terre, il y a encore des superbes paysages,
puis je dois monter sur un traversier. C'est celui qui mène à Dawson
City.
À Dawson City, je m'informe des attractions de l'endroits, parce qu'à l'épicerie de Whitehorse, mon voisin de file indienne m'a dit que quelqu'un qui ne va pas à Dawson City n'a pas vraiment visité de Yukon (j'apprenais donc que je n'avais pas vraiment visité le Yukon dix ans plus tôt, pourtant... hihi).
J'ai surtout appris où aller observer les aurores boréales. Au dôme! La Dome road mène en fait au sommet d'une petite montagne et permet d'avoir une vue sur 360 degrés, incluant une vue sur Dawson City. C'est l'endroit idéal pour les aurores boréales, mais on n'en annonce pas des grosses pour ce soir-là. Pas grave, je veux voir quand même. Ça fait si longtemps que c'est nuageux, mais pas ce soir!
Au sommet de cette montage, j'ai rencontré un couple de gentils Français partis à l'aventure! On a observé les aurores boréales. Je les aurais trouvées superbes si je n'avais pas déjà vu celles des Territoires-du-Nord-Ouest. Ça n'a juste rien en commun. Elles étaient belles, mais étaient petites au loin. Et il faisait froid, ouillouille.
8 septembre 2014 : Départ pour la grande aventure!; Dempster Highway
Après des dernières fraternisation en français au dôme, je suis partie en mission de recherche de pneu de secours de taille régulière. Il paraît que quand on fait la Dempster highway, ça prend un bon pneu de rechange parce que les risques de crevaison sont élevés. Je me suis dit que si j'en trouvais, je ferais la Dempster.
Ok, des pneus, on en vend, mais pas des roues. Pas de roue, pas de bon pneu de secours pour la route. À un garage, j'ai vu une camionnette toute sale de boue et avec deux pneux à changer. J'ai demandé au propriétaire s'il revenait de la Dempster. Il a dit que oui. Il a eu une crevaison à l'aller et une crevaison au retour. Il a fait 110, puis 350 km sur sa toute petite roue de secours. Il m'a avoué que ce n'est pas recommandé, mais qu'il est allé lentement et ça a tenu le coup! Il m'a aussi avoué que ses pneus étaient vieux et qu'il devait les changer de toute façon. Croyez-le ou non, ça m'a rassurée! Moi, j'ai des pneus neufs de cet été et s'il est capable de rouler sur sa mini-roue, ben moi aussi!
J'ai décidé de me lancer sur la Dempster highway!
Cette route est aussi redoutée pour sa boue, mais je suis chanceuse, car le temps a été sec et les routes sont donc sèches. La route est aussi redoutée pour ses gros camions. Il faut bien lire les instructions dans le dépliant avant de partir Il faut se pousser de côté et arrêter si possible quand on croise un camion. Il faut aussi super souvent regarder dans son rétroviseur et laisser passer les camions s'il y en a. Beaucoup d'autos reviennent de cette route avec des bris au pare-brise. En ralentissant à tout véhicule que l'on croise, ça réduit considérablement les risques.
Bon, je suis pas mal préparée, je fonce!
Partie pour 700 km de route de gravier pour me rendre à Inuvik en deux jours, puis pour deux autres jours (700 autres km) pour le retour!
Les paysages sont superbes. Il y a des montagnes, de super montagnes! Le parc Tombstone est fabuleux. Je ne fais que le traverser en auto, mais c'est super!
Sur le lac Two Moose, les orignaux étaient absents, mais j'ai observé cinq Cygnes siffleurs, quatre Fuligules à collier, quatre Petits Garrots et un Autour des palombes. J'ai eu dix Tétras du Canada en route, en trois groupes.
Le soir, j'ai couché derrière le motel à Eagle Plains. C'est la mi-chemin de la route, à 367 km du début. Ce n'est pas un village. C'est vraiment juste une station d'essence, un garage, un motel et un camping. Mais le camping était fermé.
Ce soir-là, je me suis dit que je pourrais bien faire un repas chaud pour une fois. Je commençais à me préparer quand j'ai vu sortir du camping, un grand chien.... Hummm. Je l'ai regardé un peu mieux... Ce n'était pas un chien, mais un loup! Il vient vers moi! Ah!!!! Il marchait au moins. Ahhh quand même! Vite, dans l'auto! Je veux une photo! Pas granve, dans l'auto, tu t'en occuperas après de ta foutu photo! Ok, enfin en sécurité, je le vois, il passe tout près de l'auto, du côté passager (moi, je suis côté conducteur). Wow, belle bête! Le loup est occupé à délimiter son territoire. Il s'éloigne rapidement, mais ses pauses territoriales me permettent de prendre quelques photos, finalement.
Bon, tant pis pour la nourriture dehors. Je mange ma salade à l'intérieur et c'est tout! En brossant mes dents dehors, je guettais toujours partout autour de moi au cas où il y en aurait d'autres. J'étais bien contente de rentrer dormir. Au moins, dans l'auto, je suis en sécurité!
9 septembre 2014 : Vers Inuvik
À seulement 30 kilomètres de Eagle Plains, il y a le cercle polaire, belle ligne imaginaire qui délimite la zone où le soleil ne se couche pas ou ne se lève pas pour au moins une journée dans l'année. C'est la deuxième fois que je la passe dans ma vie. La première fois, c'était en Finlande.
Après le cercle polaire, la végétation se raréfie. il n'y a plus d'arbres. S'il y en a, ils sont miniatures. Il y a encore des montagnes, plus petites et arrondies.Le couleurs automnales rendent le paysage magnifique. Ce qui est bien aussi, c'est qu'il n'y a pas d'arbres pour cacher les animaux. Encore faut-il qu'il y ait des animaux quand on passe.
Je suis arrivée sur une groupe de lagopèdes sur la route, un groupe d'environ 40 individus. On rencontre les lagopèdes seulement dans le nord ou dans les montagnes. Ceux que je vois à ce moment ont la queue blanche avec du noir au centre. Ce sont des Lagopèdes à queue blanche. Super! C'est la première fois que j'en vois! Je les observe pour un bon moment. En plus, ils font leurs sons étranges. Vraiment spécial à entendre!
Pendant que je les observe, quelqu'un (un travailleur) vient me dire où se tient un boeuf musqué. Il faut que je rebrousse chemin un peu. J'y suis allée, mais je n'ai rien vu, malheureusement. J'ai vraiment bien scruté le paysage. Il était caché. Dommage. J'aurais vraiment aimé voir cette bête vraiment spéciale, qui a l'air tout droit sortie de l'ère de glace.
En continuant ma route, j'ai croisé sept autres lagopèdes, mais pas les mêmes. C'étaient des Lagopèdes des saules cette fois, la seule espèce que j'avais déjà vue avant ce jour, au Québec (en hiver) et en Finlande (au printemps), en plus de Churchill. Ils sont vraiment jolis et on un plumage très différent des lagopèdes à queue blanche. Leur brun est plus uniforme et c'est un brun-roux, vraiment très joli. Ils m'ont donné un petit concert eux aussi. J'adore les sons que les lagopèdes font. C'est trop bizarre.
Comme la route Dempster se termine aux Territoires-du-Nord-Ouest, j'ai donc entrée en ces territoires pour la deuxieme fois du voyage.
Je suis arrivée à Inuvik vers 17h15. J'ai essayé de me trouvé un tour d'avion pour aller à Tuktoyaktuk et toucher l'océan Arctique, mais comme je suis seule, c'est assez difficile. Je me suis inscrite au cas où deux autres personnes arriveraient et demanderaient un tour pour le lendemain eux aussi.
J'ai visité un peu le village en auto. C'est spécial à cause du pergélisol. Les bâtiments doivent être construits sur des pieux profonds. En plus, le système d'aqueducs et d'égoûts est hors-terre!
Voici le réservoir d'eau potable de la ville, avec les aqueducs qui en sortent.
Voici la fameuse église en forme d'igloo d'Inuvik.
Je suis allée souper sur le bord d fleuve Mackenzie (en tout cas, une de ses branches, étant donné que le fleuve de divise beaucoup dans son delta). Des gens m'ont dit qu'un béluga approchait. Bizarre! Dans une toute petite branche du delta. Bien oui, il était là! Il est venu tout lentement. On pouvait entendre très bien son souffle. Quand je prenais une photo du paysage, il est sorti respirer, alors il est dans ma photo par accident, pas pire.
Dodo dans mon auto à Inuvik.
mercredi 17 septembre 2014
4-5-6 septembre 2014 : Alaska Highway; Wow les paysage, quand il fait beau!
4 septembre : Merveilleux paysages du nord-est de la Colombie-Britannique, animaux inclus!
En cette journée, j'ai surtout fait de la route, environ 750 km de route pour être plus précise. J'ai d'abord remarqué que la végétation n'avait rien à voir avec celle du nord de l'Alberta, où c'était surtout feuillu, et jaune en passant, car c'est l'automne. Tandis que là, en Colombie-britannique, la forêt était surtout composée d'épinettes et de pins. J'ai aussi remarqué que de nombreux pins ont été rougis par le passage de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (ce que j'ai confirmé en demandant à un résident).
Sur la route, les paysages étaient magnifiques, d'abord vallonneux, puis montagneux.
J'ai aussi croisé des animaux sur mon chemin. Quand je suis arrêtée pour une photo de rivière, j'y ai trouvé deux caribous.
Ensuite, sur la route, j'ai vu un beau moufflon, puis un autre caribou, puis un orignal coopératif. L'abondance quoi!
J'ai fait une courte pause aux plus belles sources d'eau chaude que je connais jusqu'à maintenant, parce qu'elles n'ont pas été aménagées dans une piscine. J'ai juste trempé mes pieds parce qu'il était tard.
J'ai continué ma route et j'ai encore croisé des animaux, soit deux bisons juste arès les sources d'eau chaude (encore des bisons!), puis un ours noir sur le bord de la route. Il faisait malheureusement trop noir pour photo graphier ce dernier.
J'ai dormi au Coal River Lodge, à quelques part dans le fond du bois, sur l'Alaska highway (parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre que de la forêt dans ce bout-là).
5 septembre : Encore de la route, mais à la pluie
Oui, j'ai encre parcouru envion 660 km cette journée-là. Sur la route, j'ai croisé d'autres bisons, soit un groupe de deux, puis un groupe de 34, le plus gros groupe de tout mon voyage!
Ensuite, j'ai vu trois élans. Humm, heureusement que j'ai pris des images de ça, parce que j'ai tellement vus de choses depuis (on est le 17 septembre quand j'écris ces lignes) que je ne me souviens plus trop du contexte!
Je suis passée très vite par Whitehorse parce que je vais devoir repasser par là plus tard de toute façon.
La météo n'est pas très belle, alors je roule et je roule.
Coucher pas loin de la frontière avec l'Alaska, à Beaver Creek.
6 septembre : .Traversée en Alaska
Je suis partie tard du Yukon. J'ai esayé d'obtenir une assurance-voyage la veille pour aller en Alaska, mais il aurait fallu que je la prenne avant de partir du Québec, pour toute la durée du voyage hors-du Québec... bon à savoir... Donc, je décide de continuer mon chemin vers l'Alaska jusqu'à l'intersection qui me permettra de revenir vers le Canada rapidos.
Je me rends donc à Tok, Alaska, ce jour-là. C'est pluvieux, pas beau. J'ai même eu un peu de neige fondante. Dommage, je n'ai pas pu voir les beaux paysages depuis deux jours. Mais bon, je ne plains pas trop parce qu'il a fait beau pas mal tout le voyage jusque là!
Coucher à Tok, Alaska, pas d'internet. Ben non, c'est trop petit cette place-là. Il n'y a aucun motel qui a internet! Première fois que je vois ça!
En passant, l'heure de l'Alaska est d'une heure derrière celle du Yukon et de la Colombie-Britannique. Bon, comme je passe à peu près 24 heures aux États-Unis, je n'ai pas pris la peine de changer mes horloges!
En cette journée, j'ai surtout fait de la route, environ 750 km de route pour être plus précise. J'ai d'abord remarqué que la végétation n'avait rien à voir avec celle du nord de l'Alberta, où c'était surtout feuillu, et jaune en passant, car c'est l'automne. Tandis que là, en Colombie-britannique, la forêt était surtout composée d'épinettes et de pins. J'ai aussi remarqué que de nombreux pins ont été rougis par le passage de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (ce que j'ai confirmé en demandant à un résident).
Sur la route, les paysages étaient magnifiques, d'abord vallonneux, puis montagneux.
J'ai aussi croisé des animaux sur mon chemin. Quand je suis arrêtée pour une photo de rivière, j'y ai trouvé deux caribous.
Ensuite, sur la route, j'ai vu un beau moufflon, puis un autre caribou, puis un orignal coopératif. L'abondance quoi!
J'ai fait une courte pause aux plus belles sources d'eau chaude que je connais jusqu'à maintenant, parce qu'elles n'ont pas été aménagées dans une piscine. J'ai juste trempé mes pieds parce qu'il était tard.
J'ai continué ma route et j'ai encore croisé des animaux, soit deux bisons juste arès les sources d'eau chaude (encore des bisons!), puis un ours noir sur le bord de la route. Il faisait malheureusement trop noir pour photo graphier ce dernier.
J'ai dormi au Coal River Lodge, à quelques part dans le fond du bois, sur l'Alaska highway (parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre que de la forêt dans ce bout-là).
5 septembre : Encore de la route, mais à la pluie
Oui, j'ai encre parcouru envion 660 km cette journée-là. Sur la route, j'ai croisé d'autres bisons, soit un groupe de deux, puis un groupe de 34, le plus gros groupe de tout mon voyage!
Ensuite, j'ai vu trois élans. Humm, heureusement que j'ai pris des images de ça, parce que j'ai tellement vus de choses depuis (on est le 17 septembre quand j'écris ces lignes) que je ne me souviens plus trop du contexte!
Je suis passée très vite par Whitehorse parce que je vais devoir repasser par là plus tard de toute façon.
La météo n'est pas très belle, alors je roule et je roule.
Coucher pas loin de la frontière avec l'Alaska, à Beaver Creek.
6 septembre : .Traversée en Alaska
Je suis partie tard du Yukon. J'ai esayé d'obtenir une assurance-voyage la veille pour aller en Alaska, mais il aurait fallu que je la prenne avant de partir du Québec, pour toute la durée du voyage hors-du Québec... bon à savoir... Donc, je décide de continuer mon chemin vers l'Alaska jusqu'à l'intersection qui me permettra de revenir vers le Canada rapidos.
Je me rends donc à Tok, Alaska, ce jour-là. C'est pluvieux, pas beau. J'ai même eu un peu de neige fondante. Dommage, je n'ai pas pu voir les beaux paysages depuis deux jours. Mais bon, je ne plains pas trop parce qu'il a fait beau pas mal tout le voyage jusque là!
Coucher à Tok, Alaska, pas d'internet. Ben non, c'est trop petit cette place-là. Il n'y a aucun motel qui a internet! Première fois que je vois ça!
En passant, l'heure de l'Alaska est d'une heure derrière celle du Yukon et de la Colombie-Britannique. Bon, comme je passe à peu près 24 heures aux États-Unis, je n'ai pas pris la peine de changer mes horloges!
mardi 9 septembre 2014
1-2-3 septembre : Yellowknife et gros retour sur mes pas pour finalement atteindre l’Alaska Highway
1e septembre 2014 : Relaxe à Yellowknife; C'est la fête du travail après tout.
Sur le chemin du retour vers Yellowknife, je suis arrête au Cameron falls. Elles ne sont pas super grandes, mais elles sont jolies. J’y ai rencontré des gens qui, à partir du rivage, au bas des chutes, pêchaient le Whitefish, un corégone, de ce que j'en trove sur Internet. Il paraît que c’est bien bon.
C’était la fête du travail, tout était fermé (la veille
aussi, car on était dimanche) et j’avais besoin d’un changement d’huile.
C’était donc une journée de congé pour moi aussi. J’ai pris ça bien relaxe.
Heureusement, car mon épaule gauche souffrait un peu d’avoir conduit pendant
plus de trois semaines sans arrêt.
J’ai continué sur le chemin au nord du lac des Esclaves,
passé Yellowknife (passé mon camping) et me suis rendue jusqu’au bout de la
route d’été. En fait, cette route se prolonge en hiver pour les camions qui
vont ravitailler les mines dans le nord. C’est la fameuse route de glace sur
laquelle on a fait une émission de télé. Ce qui est comique, c’est qu’au bout
de cette route, j’ai rencontré un autre véhicule du Québec, alors qu’il n’y
avait vraiment pas grand monde. On a jasé un peu. C’était des québécoise
d’origine asiatique qui venaient visiter leur fille, qui était déménagée à
Yellowknife. Ça fait toujours du bien de parler un peu français des fois.
À cet endroit, on est au bord de l’eau. Ça paraît que c’est
le bouclier canadien, car c’est très rocheux et les arbres, des épinettes
surtout, sont plus petits que dans le sud. Il y a des feuillus, mais très peu à
comparer au sud de ce territoire. Ce qui est drôle c’est que, la veille, je
photographiais des champignons sans macro, parce qu’ils étaient très gros, et
que cette journée-là, j’ai photographié des mini-fougère en mode macro. C’est
le monde à l’envers. Je n’ai jamais vu d’aussi petites fougères avant! Les
frondes faisaient maximum 10 cm de longueur!
Sur le chemin du retour vers Yellowknife, je suis arrête au Cameron falls. Elles ne sont pas super grandes, mais elles sont jolies. J’y ai rencontré des gens qui, à partir du rivage, au bas des chutes, pêchaient le Whitefish, un corégone, de ce que j'en trove sur Internet. Il paraît que c’est bien bon.
2 septembre 2014 :
Retour vers le sud, soit le nord de l’Alberta
Bon, super, le matin, dès l’ouverture, je me suis rendue à
Jiffy Lube pour mon changement d’huile. Voilà, bonne affairede faite, je
pouvais enfin repartir! Il faut dire que le temps que j’ai été à Yellowknife,
il faisait nuageux et pluvieux, alors ce n’était pas toujours la joie. Je suis
chanceuse, il paraît que c’est rare parce que le climat de Yellowknife est très
sec et ensoleillé d’habitude…
En route vers le sud, j’ai revu des bisons, soit un groupe
de 20, puis un seul, puis un autre.
Quand je suis arrêtée prendre de l’essence à Fort
Providence, il y avait vraiment beaucoup de mouches noires! J’ai vu une
résidente qui venait au dépanneur à pied et elle avait son filet de tête! Pas
commode!
En route, j’ai ensuite vu un ours noir traverser la route!
Enfin! J’ai passé des jours et des jours à rouler dans la forêt boréale depuis
de début du voyage et c’était mon premier ours noir! Trop rapide pour une photo
par contre.
Rendue du côté de l’Alberta (car j’aillais vers le sud pour
rejoindre une autre route qui ira au nord), j’ai vu un Tétras du Canada et un
paquet de lapins noirs près d’un camp. C’était bizarre de voir tous ces lapins.
Je me demande pourquoi il y en avait là. De toute évidence, ils étaient sauvages,
mais pas d’origine sauvage.
Plus tard, j’entends paf sur le côté gauche de la voiture.
J’avais aussi vu quelques chose voler du coin de l’œil. Bon, il c’est un oiseau
qui m’a foncé dessus! Je ne sais pas s’il s’en est sorti vivant, mais je n’ai
rien trouvé près de la route en retournant à cet endroit. Je ne sais pas ce que
c’était, mais selon la trace laissée dans la poussière de l’auto, ce n’était
pas si gros, plus petit qu’un merle en tout cas.
Total de la journée, environ 750 km. C’est que je dois
revenir sur mon chemin pendant un bon bout pour rejoindre la route qui me
permettra de pouvoir continuer mon voyage vers l’ouest, alors j’y vais vite.
3 septembre 2014 : Début du Alaska Highway (route de
l’Alaska), Dawson Creek
Cette journée-là, j’ai encore conduit pas mal.
Malheureusement, un Junco adroisé, qui était direct au milieu de la chaussée et
que je n’ai pas vu, parce que trop petit, s’est envolé juste devant moi. Paf.
Plus de junco. C’est plate.
À la frontière de la Colombie-Britannique, je dois changer
l’heure. J’atteignais alors trois heures de décalage avec le Québec. Quelques
minutes plus tard, j’arrivais à Dawson Creek, une petite ville. Il s’agit d’un
endroit stratégique sur la route, car c’est le kilomètre zéro de la route de
l’Alaska, qui mène en Alaska, bien sûr. C’est cette route que bien des
américains empruntent pour aller visiter leur état isolé.
Je continue mon chemin, mais mon objectif de la journée a dû
être réduit, parce que je suis restée immobilisée sur la route pendant une
heure à cause de travaux routiers! En tout cas, j’en ai profité pour souper
dans l’auto et lire des dépliants touristiques!
La suite bientôt!
30-31 aoùt : Fort Smith et Fort Providence (TNO); En route vers le Nord!
30 août 2014 : Grues blanches prise 2 et direction Fort Providence
Le matin, alors que je dormais encore dans l’auto,
j’entendais un animal dans la partie du moteur. Youppi… Quand je me suis levée,
je l’ai vu cet animal. Il n’était pas gêné. Il s’est approché de mes mains,
alors que j’étais à table, jusqu’à ce que je me dise qu’il avait dépassé les
limites, c’est à dire qu’il était à un centimètre de mes doigts. C’était un
écureuil roux. Ensuite, il est allé sous l’auto et, en me penchant, je l’ai vu
sauter dans la partie moteur de l’auto! Je me suis dit que j’irais lui jouer un
tour… en ouvrant le capot! Il était là! Je l’ai surpris et il s’est sauvé, mais
pas très loin. Il était toujours dans l’auto. N’étant pas gêné, il est revenu,
à l’aise. Il est allé prendre de la mousse isolante de mon auto, mais je l’ai arrêté
avant qu’il réussisse à arracher son morceau. Il manquait déjà pas mal
d’isolant à ce moment, parce des souris en avaient déjà profité dans d’autres terrains
de camping…
Ce matin-là, j’ai aussi entendu et vu une femelle Pic à dois
noir à partir de mon site, un espèce que j’aime beaucoup et que je n’ai pas
souvent la chance d’observer. Il y avait aussi deux mésangeais assez bruyants,
une autre de mes espèces préférées.
Je me suis mise en route pour le retour vers la route qui me
mènera à Yellowknife. En route, j’ai croisé un joli renard roux, ça fait
toujours plaisir.
Je suis arrêtée de nouveau aux plaines de sel, juste au cas
où les Grues blanches se seraient rapprochées, tant qu’à être là, étant donné
que j’ai peu de chance d’en revoir dans ma vie. Et oui, elles étaient là! Plus
proches que la veille en plus! J’en ai profité pour reprendre des nouvelles
photos et vidéos, encore floues, mais en plus gros au moins. Ah, quelle
observation!
Après, j’ai revu des bisons : deux seuls et un groupe de
21. Aussi, j’ai croisé trois Tétras du Canada ensemble. Puis, j’ai trouvé des
feux de forêt. Depuis la veille, je sentais souvent de la fumée, mais là, j’ai
vraiment vu du feu. Le premier avait la taille d’un feu de la Saint-Jean de
village. Les deux suivants n’étaient que des petites sources de fumées au sol.
Juste assez pour que ce soit spécial à voir, mais sans se sentir menacé.
C’était quand même le premier feu de forêt que je voyais en flammes à vie. Spécial.
Cette journée-là, je me suis rendue jusqu'à Fort Providence,
où j’ai pu observer deux Pygargue à tête blanche de très près et une famille de
Balbuzards pêcheurs. Ce qui était spécial surtout, c’est que j’ai vu un groupe
de bisons, environ neuf bisons, qui étaient directement dans le village. Il
passaient sur les terrains des maisons, les terrains n’étant pas clôturés. Ça
doit être bizarre de tomber face-à-face avec un bison quand tu prends ta marche
quotidienne! Les bisons, ça peut être dangereux.
31 août 2014 : Arrivée à Yellowknife
En route vers Yellowknife, il y a une autre concentration de
bisons, qui sont dans une aire de conservation des bisons. J’en ai donc vu 31
en me rendant, dont un groupe de 25. Il y avait aussi encore des feux sur le
bord de la route, mais c’étaient juste des petites sources de fumée au sol.
À mon arrivée à Yellowknife, je suis arrêtées à l’information
touristique, où j’ai vu quelque chose de bien spécial et étrange pour moi. J’ai
vu ce qui semblait être des gros champignons décoratifs en terre cuite, mais en
fait, en m’approchant, je me suis rendu compte que c’étaient des vrais gros
champignons, dans la rocaille de l’info touristique! Wow! Je n’ai jamais vu ça!
Je ne pense pas qu’on ait des champignons comme ça au Québec. C’est spectaculaire!
J’ai donc passé un bout de temps à les contempler et à être émerveillée devant
eux.
En ville, j’en ai profité pour me procurer une nouvelle
caméra, avec un meilleur zoom et plus de réglages manuels. Ça va être pratique!
Je me suis rendu compte que les taxes des Territoires-du-Nord-Ouest sont très
faibles, soit 5 %, alors j’ai fait une bonne affaire!
Je suis allée visiter le vieux cartier, qui est tout petit,
une presqu’île, où il y a quelques bons restaurants. Un incontournable à ce
qu’il paraît. D’habitude, je ne vais pas au resto pendant ce voyage, mais là,
je fais une exception. Mon choix s’arrête sur le Bullock’s Bistro. C’est
spécial comme décor. C’est un tout petit restaurant avec plein de collants,
d’écritures au feutre et de cartes d’affaires sur les murs et au plafond, qui
est très bas d’ailleurs. La spécialité, c’est les poissons. J’en profite pour
prendre du Arctic Char (omble chevalier), qu’on trouve dans le nord. Il est
pêché dans le Grand Lac des Esclaves. C’était super bon! Cher, mais bon,
heureusement! On y ajoutait une sauce à l’ail très goûteuse, de la salade et
des frites. Ah, j’oubliais, avant qu’on soit servi, on reçoit un gros morceau
de pain fraîchement sorti du four, à la bonne franquette! Ça fait chaleureux!
Après le souper, en me promenant en auto, je suis tombée sur
quelques pygargues à tête blanche et je me suis demandé ce qui les attirait là
en particulier, car je n’étais pas sur le bord de l’eau. J’ai trouvé! C’était
le dépotoir! Je suis donc entrée au dépotoir et ça en a valu la peine! Il y
avait un paquet de corbeaux, des Pygargues à tête blanche, quelques goélands,
mais le plus frappant, c’était le groupe de Grues du Canada! Hé bien! Je ne
savais pas que les Grues du Canada affectionnaient les dépotoirs! Belle
surprise! J’en ai vu pas mal depuis le début du voyage, mais pas d’aussi près! C’est
génial! J’en ai profité pour faire des tests avec ma nouvelles caméra! Super! Le
zoom, c’est vraiment pratique!
mercredi 3 septembre 2014
27-28-29 août 2014 : Rocheuses, nord de l'Alberta et Territoires du Nord-Ouest!
27 août 2014 : Jasper paisible
Le matin, je me suis dirigée vers Jasper. là-bas, j'ai pris ça assez relaxe. C'était marqué sur les pancartes qu'il fallait être en groupe pour aller dans les sentiers, alors je n'ai pas insisté. Un face-à-face avec grizzly... humm, non, ça va. J'ai quand même vu de beaux paysages, dont un lac vert avec un arrière-plan de montagnes. J'ai vu quelques oiseaux, dont un Plongeon huard et des Mésangeais du Canada.
Dans le village, je suis allée dîner à un restaurant, le Lou lou's Breakfast and pizzeria. C'est rare que je vais au restaurant. J'ai été surprise d'être accueillie par des québécois! C'est que le proprio est québécois. Ils servent de la poutine avec du vrai fromage en crottes, directement de Montréal! Je voulais quelque chose d'un peu plus santé, alors j'ai pris une salade de légumes rotis, vraiment bonne, et une frite. Je ne prends jamais de frites, mais celles-là avaient l'air tellement bonnes, je n'ai pu résister et je n'ai pas regretté!
J'ai ensuite repris ma route vers le nord, car ma prochaine destination est Yellowknife, un méchant détour! Au départ de Jasper, dans une vallée, j'ai vu un élan, ou wapiti, ou "elk", comme vous préférez. J'étais bien contente. Belle grosse bête! J'ai été étonnée de ne voir aucun moufflon dans les rocheuses, car j'en avais vu lorsque j'étais venue il y a près de dix ans.
J'ai passé par Grande Priarie et disons que j'étais presque la seule petite auto dans le stationnement de l'épicerie. Tout le monde a des camions. Cette ville est encore dans les montagnes, mais loin des plus hautes.
Le soir, j'ai dormi dans un camping au Dunvegan Provincial Park, dans le nord de l'Alerta, entre Rycroft et Fairview. Une belle famille de Gélinotte huppées m'a accueillue et une chauve-souris a survolé mon terrain.
28 août 2014 : Nord de l'Alberta, High Level, Hay River; 700 km de route pour des superbes aurores boréales!
Le matin du 28 août, j'ai pris le temps d'explorer un peu le terrain de camping, car il est en bordure d'une jolie rivière dans une vallée spéciale, aux flancs herbeux, jaunes à ce moment. J'ai lu un peu sur l'histoire de la région. Des prêtres ont vécu dans ce parc et plusieurs provenaient du Québec ou de la France. Il s'agit d'une région très fertile et, encore aujourd'hui, Duvengan est synonyme de fruits et légumes pour bien des gens. Moi, j'ai aussi vu de l'exploitation pétrolière et de charbon dans cette région.
Au départ du terrain, j'ai encore roulé sur quelques chose, mais cette fois, je n'ai rien tué. J'ai roulé sur mes lunettes de soleil (adaptées à ma vue) dans leur étui! Ayaye! Heureusement, elles n'étaient que tordues et un verre qui se détache toujours s'est détaché. J'ai retordu les lunettes à peu près comme elles étaient et remis le verre. Je les utilise encore! Mais l'étui rigide est une perte totale. Il a toutefois été bien utile pour ne pas tuer mes lunettes!
J'ai repris ma route vers le nord, j'ai retrouvé les buses des prairies (3 Buses à queue rousse), ça fait du bien, et suis arrêtée à High Level. J'y ai vu un beau Gros-bec errant juvénile. C'est très joli et peu reconnaissable, car au lieu d'être principalement jaune, il est tout gris avec du verdâtre sur le dos.
J'ai pris beaucoup d'information au kiosque d'information touristique et j'ai appris que j'aurais une belle récompense lorsque je passerais le 60e parallèle, soit la limite entre l'Alberta et les territoires du Nord-Ouest.
J'ai justement continué mon chemin et atteint ce lieu environ deux heures plus tard. À l'info touristique, ils donnent un beau diplôme prouvant qu'on a passé le 60e parallèle! Comique! Il y a aussi une belle grosse pancarte devant laquelle tout le monde se prend en photo. Moi aussi.
Après avoir pris d'autres informations, je suis repartie et suis arrivée vers 20h30 au camping du parc territorial (on n'est plus dans une province!) Hay River, dans la ville de Hay River. J'ai appris que les aurores boréales seraient belles ce soir-là parce qu'il n'y avat pas de nuages, on était dans une bonne saison (ça commence à la fin août) et on annonçait froid pour la nuit. Il fallait que je me rende à la plage (un endroit dégagé d'arbres) ver 23h30, minuit pour les observer. Moi, je n'étais pas si enthousiamée à l'idée d'aller les voir, car j'en ai déjà vu ailleurs. J'ai appris que des japonais étaient aussi dans le camping ce soir-là et avaient fait le voyage spécialement pour les auroroes.
En attendante les aurores boréales, un Grand-duc d'Amérique chantait (et il faisait aussi des drôles de sons) et j'ai ouvert mon ordinateur sur ma table à pique-nique, dans le noir, pour vous écrire mon dernier récit. À la fin de mon récit, il fallait que je me dépêche, car les aurores commençaient. Une petite éclaircie au-dessus de mon site me permettait de le entrevoir. Je pouvais même les entendre! Vite! Je me suis rendue à la plage et, oh surprise! Ok, je pensais avoir déjà vu des aurores boréales, mais ça, ce n'est rien de comparable! Woooowwwww! C'est comme si j'étais une magicienne et que j'avais fait apparître toutes ces couleurs dans le ciel! C'est magnifique, magique! Magique, magique, magique! Une grande vague verte d'un bout à l'autre du ciel et d'autres ondulations à côté. Je ne savais plus où regarder! À droite, à gauche, en haut! Je tournais sur place pour tout voir, la tête vers le haut! Puis, j'ai cessé de bougé pour fixer un endroit, pour le voir bouger. Ça bouge! On entend parfois un genre de souffle. À un moment donné, les aurores s'estompent un peu, mais elles reviennent de plus belle, avec des nouveaux motifs. Wow! Elles étaient vertes, mais vers la fin, des bordures rouges se sont dessinées. Wow!
En tout cas, ma première soirée dans les Territoires-du-Nord-Ouest me confirmait déjà que j'avais bien fait de faire ce long détour! En passant, je n'ai pas pu prendre de photo des aurores boérales, puisque mes appareils ne disposent pas des options requises pour ce genre de photo.
Dodo à 1h00 du matin.
29 août 2014 : Parc national Wood Buffalo; Je suis hyper chanceuse!
Le matin, après avoir été contempler la plage de jour, qui donne sur le Grand Lac des Esclaves et devant laquelle un Pygargue à tête blanche était posé sur une île, j'ai pris la route vers le sud-ouest, vers le parc Wood Buffalo. Il faisait très beau.
Au premier arrêt d'intérêt, on nous présente une dolite, "sink hole" en anglais. C'est un trou en fait. La roche du parc est particulière et composée de beaucoup de calcaire, ce qui la rend très friable. Une dolite, c'était d'abord une caverne sous-terraine, qui a été creusée par l'eau sous-terraine, et dont le toit s'est écroulé à cause de l'érosion. Ça donne un trou, parfois rempli d'eau, qui est verte à cause des minéraux. Il y en a plusieurs dans le parc.
En route, j'ai vu que beaucoup de forêt a été brûlée, mais un secteur semble avoir été brûlé très récemment, genre hier! C'est fascinant. J'ai su que la route avait été fermée parfois dans la saison à cause des feux, mais ce jour-là, c'était ouvert. C'est spécial de voir ça. Beaucoup, beaucoup, de forêt brulée en chemin.
Ah, ce qui est comique, c'est que dès que je suis entrées dans le par Wood Buffalo, un bison m'a accueillie. Là, il était vraiment près. C'est qu'il y a de l'herbe tout le long de la route et c'est donc un super garde-manger pour les bisons, qui sont herbivores. Il s'agit du plus grand mammifère terrestre de l'Amérique du Nord. Les bisons ont l'air lent et de ne pas se préoccuper de nous, mais il ne faut pas sortir de l'auto, car en fait ils courent très vite et peuvent être dangereux. Quand je suis passée, c'était le temps des amours, alors les mâles peuvent être particulièrement agressifs, car ils sont remplis de testostéronne!
J'en ai vu d'autres sur la route, en tout, trois seuls et un groupe de 6, avec des petits au travers. Mignons.
Le bisons de cette région sont issus de populations sauvages, qui ont beaucoup diminué dans le passé, à cause des changements dans l'habitat, de la fragmentation de l'habitat et de la chasse. Dans ce parc, et dans une autre aire de conservation plus au nord, sur le chemin vers Yellowknife, leur habitat est protégé et restauré. Ls populations sont donc en train d'augmenter.
Le parc Wood Buffalo a d'autres particularités, dont celle d'être le seul endroit au monde où niche encore la Grue blanche. Par contre, on nous dit partout sur les panneaux qu'on ne la verra pas, qu'on verra seulement la Grue du Canada, que j'ai déjà rencontrée plusieurs fois pendant mon voyage. J'ai appris par la suite, qu'on a récemment créé une nouvelle population en Floride. Cet oiseau est super rare. À un moment donné, il en restait juste 60 individus. Aujourd'hui, grâce aux efforts de rétablissement, dont de la reproduction en captivité, la population est rendue à 600 individus. Ça s'améliore, mais c'est encore hyper rare.
Je suis allée au belvédère présentant l'habitat de nidification de la Grue blanche. Il s'agit d'un milieu super humide. Elles font leur nid sur des petits îltots. J'imagine que c'est peu accessible aux prédateurs. Autour des îlots, l'eau est peu profonde, mais la boue sous l'eau est profonde et un humain s'y enfonce d'au moins 1 mètre! Pas marchable! L'eau reste en surface à cause du pergélisol, qui empêche l'eau de surface de pénétrer le sol. Bon, pas vu de grue à cet endroit, pas étonnant. Par contre, l'eau est vraiment claire. On voit le fond, couvert d'algues ou de plantes marines.
Prochaine destination, les plaines de sel. Même chose, pas marchable. Le sel sort peu à peu du sol et il est possible d'en récolter à la main. Par contre, je n'y ai pas marché et suis restée sur la plate-forme d'observation, en hauteur. À l'oeil nu, je ne décelais aucun oiseau. J'ai pris mes jumelles et j'ai vu deux points blancs. Hummm... Je vais chercher mon télescope. Au télescope.... Oui!!!! Ce sont des Grues blanches! J'en ai trouvé! Les panneaux disent que je n'en verrai pas, mais, moi, j'en ai trouvé!!!!! Deux belle grues. Elles étaient loin, vive le tétescope! Je les ai même vu voler un peu! Elles ont du beau noir dans les ailes! Wow! Youhou! Victoire! Ça en a valu le déplacement!
J'ai appris par après que personne n'en avait vu depuis un ou deux mois et que la plupart des ornithologues qui viennent dans la région spécialement pour la voir en réussent pas à en voir! Wow, je suis super chanceuse!!!!!
Je me suis ensuite rendue à Fort Smith pour dormir. C'est une petit village surtout autochtone (comme la plupart des villes des TNO).
La suite bientôt!
Le matin, je me suis dirigée vers Jasper. là-bas, j'ai pris ça assez relaxe. C'était marqué sur les pancartes qu'il fallait être en groupe pour aller dans les sentiers, alors je n'ai pas insisté. Un face-à-face avec grizzly... humm, non, ça va. J'ai quand même vu de beaux paysages, dont un lac vert avec un arrière-plan de montagnes. J'ai vu quelques oiseaux, dont un Plongeon huard et des Mésangeais du Canada.
Dans le village, je suis allée dîner à un restaurant, le Lou lou's Breakfast and pizzeria. C'est rare que je vais au restaurant. J'ai été surprise d'être accueillie par des québécois! C'est que le proprio est québécois. Ils servent de la poutine avec du vrai fromage en crottes, directement de Montréal! Je voulais quelque chose d'un peu plus santé, alors j'ai pris une salade de légumes rotis, vraiment bonne, et une frite. Je ne prends jamais de frites, mais celles-là avaient l'air tellement bonnes, je n'ai pu résister et je n'ai pas regretté!
J'ai ensuite repris ma route vers le nord, car ma prochaine destination est Yellowknife, un méchant détour! Au départ de Jasper, dans une vallée, j'ai vu un élan, ou wapiti, ou "elk", comme vous préférez. J'étais bien contente. Belle grosse bête! J'ai été étonnée de ne voir aucun moufflon dans les rocheuses, car j'en avais vu lorsque j'étais venue il y a près de dix ans.
J'ai passé par Grande Priarie et disons que j'étais presque la seule petite auto dans le stationnement de l'épicerie. Tout le monde a des camions. Cette ville est encore dans les montagnes, mais loin des plus hautes.
Le soir, j'ai dormi dans un camping au Dunvegan Provincial Park, dans le nord de l'Alerta, entre Rycroft et Fairview. Une belle famille de Gélinotte huppées m'a accueillue et une chauve-souris a survolé mon terrain.
28 août 2014 : Nord de l'Alberta, High Level, Hay River; 700 km de route pour des superbes aurores boréales!
Le matin du 28 août, j'ai pris le temps d'explorer un peu le terrain de camping, car il est en bordure d'une jolie rivière dans une vallée spéciale, aux flancs herbeux, jaunes à ce moment. J'ai lu un peu sur l'histoire de la région. Des prêtres ont vécu dans ce parc et plusieurs provenaient du Québec ou de la France. Il s'agit d'une région très fertile et, encore aujourd'hui, Duvengan est synonyme de fruits et légumes pour bien des gens. Moi, j'ai aussi vu de l'exploitation pétrolière et de charbon dans cette région.
Au départ du terrain, j'ai encore roulé sur quelques chose, mais cette fois, je n'ai rien tué. J'ai roulé sur mes lunettes de soleil (adaptées à ma vue) dans leur étui! Ayaye! Heureusement, elles n'étaient que tordues et un verre qui se détache toujours s'est détaché. J'ai retordu les lunettes à peu près comme elles étaient et remis le verre. Je les utilise encore! Mais l'étui rigide est une perte totale. Il a toutefois été bien utile pour ne pas tuer mes lunettes!
J'ai repris ma route vers le nord, j'ai retrouvé les buses des prairies (3 Buses à queue rousse), ça fait du bien, et suis arrêtée à High Level. J'y ai vu un beau Gros-bec errant juvénile. C'est très joli et peu reconnaissable, car au lieu d'être principalement jaune, il est tout gris avec du verdâtre sur le dos.
J'ai pris beaucoup d'information au kiosque d'information touristique et j'ai appris que j'aurais une belle récompense lorsque je passerais le 60e parallèle, soit la limite entre l'Alberta et les territoires du Nord-Ouest.
J'ai justement continué mon chemin et atteint ce lieu environ deux heures plus tard. À l'info touristique, ils donnent un beau diplôme prouvant qu'on a passé le 60e parallèle! Comique! Il y a aussi une belle grosse pancarte devant laquelle tout le monde se prend en photo. Moi aussi.
Après avoir pris d'autres informations, je suis repartie et suis arrivée vers 20h30 au camping du parc territorial (on n'est plus dans une province!) Hay River, dans la ville de Hay River. J'ai appris que les aurores boréales seraient belles ce soir-là parce qu'il n'y avat pas de nuages, on était dans une bonne saison (ça commence à la fin août) et on annonçait froid pour la nuit. Il fallait que je me rende à la plage (un endroit dégagé d'arbres) ver 23h30, minuit pour les observer. Moi, je n'étais pas si enthousiamée à l'idée d'aller les voir, car j'en ai déjà vu ailleurs. J'ai appris que des japonais étaient aussi dans le camping ce soir-là et avaient fait le voyage spécialement pour les auroroes.
En attendante les aurores boréales, un Grand-duc d'Amérique chantait (et il faisait aussi des drôles de sons) et j'ai ouvert mon ordinateur sur ma table à pique-nique, dans le noir, pour vous écrire mon dernier récit. À la fin de mon récit, il fallait que je me dépêche, car les aurores commençaient. Une petite éclaircie au-dessus de mon site me permettait de le entrevoir. Je pouvais même les entendre! Vite! Je me suis rendue à la plage et, oh surprise! Ok, je pensais avoir déjà vu des aurores boréales, mais ça, ce n'est rien de comparable! Woooowwwww! C'est comme si j'étais une magicienne et que j'avais fait apparître toutes ces couleurs dans le ciel! C'est magnifique, magique! Magique, magique, magique! Une grande vague verte d'un bout à l'autre du ciel et d'autres ondulations à côté. Je ne savais plus où regarder! À droite, à gauche, en haut! Je tournais sur place pour tout voir, la tête vers le haut! Puis, j'ai cessé de bougé pour fixer un endroit, pour le voir bouger. Ça bouge! On entend parfois un genre de souffle. À un moment donné, les aurores s'estompent un peu, mais elles reviennent de plus belle, avec des nouveaux motifs. Wow! Elles étaient vertes, mais vers la fin, des bordures rouges se sont dessinées. Wow!
En tout cas, ma première soirée dans les Territoires-du-Nord-Ouest me confirmait déjà que j'avais bien fait de faire ce long détour! En passant, je n'ai pas pu prendre de photo des aurores boérales, puisque mes appareils ne disposent pas des options requises pour ce genre de photo.
Dodo à 1h00 du matin.
29 août 2014 : Parc national Wood Buffalo; Je suis hyper chanceuse!
Le matin, après avoir été contempler la plage de jour, qui donne sur le Grand Lac des Esclaves et devant laquelle un Pygargue à tête blanche était posé sur une île, j'ai pris la route vers le sud-ouest, vers le parc Wood Buffalo. Il faisait très beau.
Au premier arrêt d'intérêt, on nous présente une dolite, "sink hole" en anglais. C'est un trou en fait. La roche du parc est particulière et composée de beaucoup de calcaire, ce qui la rend très friable. Une dolite, c'était d'abord une caverne sous-terraine, qui a été creusée par l'eau sous-terraine, et dont le toit s'est écroulé à cause de l'érosion. Ça donne un trou, parfois rempli d'eau, qui est verte à cause des minéraux. Il y en a plusieurs dans le parc.
En route, j'ai vu que beaucoup de forêt a été brûlée, mais un secteur semble avoir été brûlé très récemment, genre hier! C'est fascinant. J'ai su que la route avait été fermée parfois dans la saison à cause des feux, mais ce jour-là, c'était ouvert. C'est spécial de voir ça. Beaucoup, beaucoup, de forêt brulée en chemin.
Ah, ce qui est comique, c'est que dès que je suis entrées dans le par Wood Buffalo, un bison m'a accueillie. Là, il était vraiment près. C'est qu'il y a de l'herbe tout le long de la route et c'est donc un super garde-manger pour les bisons, qui sont herbivores. Il s'agit du plus grand mammifère terrestre de l'Amérique du Nord. Les bisons ont l'air lent et de ne pas se préoccuper de nous, mais il ne faut pas sortir de l'auto, car en fait ils courent très vite et peuvent être dangereux. Quand je suis passée, c'était le temps des amours, alors les mâles peuvent être particulièrement agressifs, car ils sont remplis de testostéronne!
J'en ai vu d'autres sur la route, en tout, trois seuls et un groupe de 6, avec des petits au travers. Mignons.
Le bisons de cette région sont issus de populations sauvages, qui ont beaucoup diminué dans le passé, à cause des changements dans l'habitat, de la fragmentation de l'habitat et de la chasse. Dans ce parc, et dans une autre aire de conservation plus au nord, sur le chemin vers Yellowknife, leur habitat est protégé et restauré. Ls populations sont donc en train d'augmenter.
Le parc Wood Buffalo a d'autres particularités, dont celle d'être le seul endroit au monde où niche encore la Grue blanche. Par contre, on nous dit partout sur les panneaux qu'on ne la verra pas, qu'on verra seulement la Grue du Canada, que j'ai déjà rencontrée plusieurs fois pendant mon voyage. J'ai appris par la suite, qu'on a récemment créé une nouvelle population en Floride. Cet oiseau est super rare. À un moment donné, il en restait juste 60 individus. Aujourd'hui, grâce aux efforts de rétablissement, dont de la reproduction en captivité, la population est rendue à 600 individus. Ça s'améliore, mais c'est encore hyper rare.
Je suis allée au belvédère présentant l'habitat de nidification de la Grue blanche. Il s'agit d'un milieu super humide. Elles font leur nid sur des petits îltots. J'imagine que c'est peu accessible aux prédateurs. Autour des îlots, l'eau est peu profonde, mais la boue sous l'eau est profonde et un humain s'y enfonce d'au moins 1 mètre! Pas marchable! L'eau reste en surface à cause du pergélisol, qui empêche l'eau de surface de pénétrer le sol. Bon, pas vu de grue à cet endroit, pas étonnant. Par contre, l'eau est vraiment claire. On voit le fond, couvert d'algues ou de plantes marines.
Prochaine destination, les plaines de sel. Même chose, pas marchable. Le sel sort peu à peu du sol et il est possible d'en récolter à la main. Par contre, je n'y ai pas marché et suis restée sur la plate-forme d'observation, en hauteur. À l'oeil nu, je ne décelais aucun oiseau. J'ai pris mes jumelles et j'ai vu deux points blancs. Hummm... Je vais chercher mon télescope. Au télescope.... Oui!!!! Ce sont des Grues blanches! J'en ai trouvé! Les panneaux disent que je n'en verrai pas, mais, moi, j'en ai trouvé!!!!! Deux belle grues. Elles étaient loin, vive le tétescope! Je les ai même vu voler un peu! Elles ont du beau noir dans les ailes! Wow! Youhou! Victoire! Ça en a valu le déplacement!
J'ai appris par après que personne n'en avait vu depuis un ou deux mois et que la plupart des ornithologues qui viennent dans la région spécialement pour la voir en réussent pas à en voir! Wow, je suis super chanceuse!!!!!
Je me suis ensuite rendue à Fort Smith pour dormir. C'est une petit village surtout autochtone (comme la plupart des villes des TNO).
La suite bientôt!
Troisième chansons enregistrée pendant le voyage!
Voici la troisième chanson du voyage, une demande de Catherine Bourgie et de Simon Desbiens. Il s'agit de la chanson Pendant que les champs brûlent, du groupe Niagara. C'était le 2 septembre 2014, à environ 250 km au sud de Yellowknife, dans un brûlis très récent. Beaucoup de forêt a brûlé cette année et brûlait encore lors de mon passage, même en bordure de la route.
https://www.youtube.com/watch?v=bn6XUekPnas
Vous pouvez vous aussi me suggérer une chanson à chanter pendant le voyage en l'inscrivant dans les commentaires ci-bas. Notez que le lieu d'enregistrement ne peut être déterminé d'avance, car ça dépend du temps que je prends pour apprendre la chanson et de la météo.
Pour être tenu au courant des mises à jour de ce blogue, aimez la page Mireille Poulin, nature et chant, sur Facebook ( https://www.facebook.com/MireilleNatureetChant ).
À bientôt!
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