mardi 9 septembre 2014

30-31 aoùt : Fort Smith et Fort Providence (TNO); En route vers le Nord!

30 août 2014 : Grues blanches prise 2 et direction Fort Providence

Le matin, alors que je dormais encore dans l’auto, j’entendais un animal dans la partie du moteur. Youppi… Quand je me suis levée, je l’ai vu cet animal. Il n’était pas gêné. Il s’est approché de mes mains, alors que j’étais à table, jusqu’à ce que je me dise qu’il avait dépassé les limites, c’est à dire qu’il était à un centimètre de mes doigts. C’était un écureuil roux. Ensuite, il est allé sous l’auto et, en me penchant, je l’ai vu sauter dans la partie moteur de l’auto! Je me suis dit que j’irais lui jouer un tour… en ouvrant le capot! Il était là! Je l’ai surpris et il s’est sauvé, mais pas très loin. Il était toujours dans l’auto. N’étant pas gêné, il est revenu, à l’aise. Il est allé prendre de la mousse isolante de mon auto, mais je l’ai arrêté avant qu’il réussisse à arracher son morceau. Il manquait déjà pas mal d’isolant à ce moment, parce des souris en avaient déjà profité dans d’autres terrains de camping…

Ce matin-là, j’ai aussi entendu et vu une femelle Pic à dois noir à partir de mon site, un espèce que j’aime beaucoup et que je n’ai pas souvent la chance d’observer. Il y avait aussi deux mésangeais assez bruyants, une autre de mes espèces préférées.

Je me suis mise en route pour le retour vers la route qui me mènera à Yellowknife. En route, j’ai croisé un joli renard roux, ça fait toujours plaisir. 

Je suis arrêtée de nouveau aux plaines de sel, juste au cas où les Grues blanches se seraient rapprochées, tant qu’à être là, étant donné que j’ai peu de chance d’en revoir dans ma vie. Et oui, elles étaient là! Plus proches que la veille en plus! J’en ai profité pour reprendre des nouvelles photos et vidéos, encore floues, mais en plus gros au moins. Ah, quelle observation!

Après, j’ai revu des bisons : deux seuls et un groupe de 21. Aussi, j’ai croisé trois Tétras du Canada ensemble. Puis, j’ai trouvé des feux de forêt. Depuis la veille, je sentais souvent de la fumée, mais là, j’ai vraiment vu du feu. Le premier avait la taille d’un feu de la Saint-Jean de village. Les deux suivants n’étaient que des petites sources de fumées au sol. Juste assez pour que ce soit spécial à voir, mais sans se sentir menacé. C’était quand même le premier feu de forêt que je voyais en flammes à  vie. Spécial.


Cette journée-là, je me suis rendue jusqu'à Fort Providence, où j’ai pu observer deux Pygargue à tête blanche de très près et une famille de Balbuzards pêcheurs. Ce qui était spécial surtout, c’est que j’ai vu un groupe de bisons, environ neuf bisons, qui étaient directement dans le village. Il passaient sur les terrains des maisons, les terrains n’étant pas clôturés. Ça doit être bizarre de tomber face-à-face avec un bison quand tu prends ta marche quotidienne! Les bisons, ça peut être dangereux.







31 août 2014 : Arrivée à Yellowknife

En route vers Yellowknife, il y a une autre concentration de bisons, qui sont dans une aire de conservation des bisons. J’en ai donc vu 31 en me rendant, dont un groupe de 25. Il y avait aussi encore des feux sur le bord de la route, mais c’étaient juste des petites sources de fumée au sol.

À mon arrivée à Yellowknife, je suis arrêtées à l’information touristique, où j’ai vu quelque chose de bien spécial et étrange pour moi. J’ai vu ce qui semblait être des gros champignons décoratifs en terre cuite, mais en fait, en m’approchant, je me suis rendu compte que c’étaient des vrais gros champignons, dans la rocaille de l’info touristique! Wow! Je n’ai jamais vu ça! Je ne pense pas qu’on ait des champignons comme ça au Québec. C’est spectaculaire! J’ai donc passé un bout de temps à les contempler et à être émerveillée devant eux.


En ville, j’en ai profité pour me procurer une nouvelle caméra, avec un meilleur zoom et plus de réglages manuels. Ça va être pratique! Je me suis rendu compte que les taxes des Territoires-du-Nord-Ouest sont très faibles, soit 5 %, alors j’ai fait une bonne affaire!

Je suis allée visiter le vieux cartier, qui est tout petit, une presqu’île, où il y a quelques bons restaurants. Un incontournable à ce qu’il paraît. D’habitude, je ne vais pas au resto pendant ce voyage, mais là, je fais une exception. Mon choix s’arrête sur le Bullock’s Bistro. C’est spécial comme décor. C’est un tout petit restaurant avec plein de collants, d’écritures au feutre et de cartes d’affaires sur les murs et au plafond, qui est très bas d’ailleurs. La spécialité, c’est les poissons. J’en profite pour prendre du Arctic Char (omble chevalier), qu’on trouve dans le nord. Il est pêché dans le Grand Lac des Esclaves. C’était super bon! Cher, mais bon, heureusement! On y ajoutait une sauce à l’ail très goûteuse, de la salade et des frites. Ah, j’oubliais, avant qu’on soit servi, on reçoit un gros morceau de pain fraîchement sorti du four, à la bonne franquette! Ça fait chaleureux!


Après le souper, en me promenant en auto, je suis tombée sur quelques pygargues à tête blanche et je me suis demandé ce qui les attirait là en particulier, car je n’étais pas sur le bord de l’eau. J’ai trouvé! C’était le dépotoir! Je suis donc entrée au dépotoir et ça en a valu la peine! Il y avait un paquet de corbeaux, des Pygargues à tête blanche, quelques goélands, mais le plus frappant, c’était le groupe de Grues du Canada! Hé bien! Je ne savais pas que les Grues du Canada affectionnaient les dépotoirs! Belle surprise! J’en ai vu pas mal depuis le début du voyage, mais pas d’aussi près! C’est génial! J’en ai profité pour faire des tests avec ma nouvelles caméra! Super! Le zoom, c’est vraiment pratique!



J'y ai même vu un renard de coloration spéciale.


Le soir, dans mon camping, il y avait des petits feux d’artifice pour la fête du travail, alors je les ai regardés un peu, à partir des gros rochers en bordure de l’eau, juste à côté de mon site.

mercredi 3 septembre 2014

27-28-29 août 2014 : Rocheuses, nord de l'Alberta et Territoires du Nord-Ouest!

27 août 2014 : Jasper paisible

Le matin, je me suis dirigée vers Jasper. là-bas, j'ai pris ça assez relaxe. C'était marqué sur les pancartes qu'il fallait être en groupe pour aller dans les sentiers, alors je n'ai pas insisté. Un face-à-face avec grizzly... humm, non, ça va. J'ai quand même vu de beaux paysages, dont un lac vert avec un arrière-plan de montagnes. J'ai vu quelques oiseaux, dont un Plongeon huard et des Mésangeais du Canada.


Dans le village, je suis allée dîner à un restaurant, le Lou lou's Breakfast and pizzeria. C'est rare que je vais au restaurant. J'ai été surprise d'être accueillie par des québécois! C'est que le proprio est québécois.  Ils servent de la poutine avec du vrai fromage en crottes, directement de Montréal! Je voulais quelque chose d'un peu plus santé, alors j'ai pris une salade de légumes rotis, vraiment bonne, et une frite. Je ne prends jamais de frites, mais celles-là avaient l'air tellement bonnes, je n'ai pu résister et je n'ai pas regretté!

J'ai ensuite repris ma route vers le nord, car ma prochaine destination est Yellowknife, un méchant détour! Au départ de Jasper, dans une vallée, j'ai vu un élan, ou wapiti, ou "elk", comme vous préférez.  J'étais bien contente. Belle grosse bête! J'ai été étonnée de ne voir aucun moufflon dans les rocheuses, car j'en avais vu lorsque j'étais venue il y a près de dix ans.



J'ai passé par Grande Priarie et disons que j'étais presque la seule petite auto dans le stationnement de l'épicerie. Tout le monde a des camions. Cette ville est encore dans les montagnes, mais loin des plus hautes.

Le soir, j'ai dormi dans un camping au Dunvegan Provincial Park, dans le nord de l'Alerta, entre Rycroft et Fairview. Une belle famille de Gélinotte huppées m'a accueillue et une chauve-souris a survolé mon terrain.


28 août 2014 : Nord de l'Alberta, High Level, Hay River; 700 km de route pour des superbes aurores boréales!

Le matin du 28 août, j'ai pris le temps d'explorer un peu le terrain de camping, car il est en bordure d'une jolie rivière dans une vallée spéciale, aux flancs herbeux, jaunes à ce moment. J'ai lu un peu sur l'histoire de la région. Des prêtres ont vécu dans ce parc et plusieurs provenaient du Québec ou de la France. Il s'agit d'une région très fertile et, encore aujourd'hui, Duvengan est synonyme de fruits et légumes pour bien des gens. Moi, j'ai aussi vu de l'exploitation pétrolière et de charbon dans cette région.

Au départ du terrain, j'ai encore roulé sur quelques chose, mais cette fois, je n'ai rien tué. J'ai roulé sur mes lunettes de soleil (adaptées à ma vue) dans leur étui! Ayaye! Heureusement, elles n'étaient que tordues et un verre qui se détache toujours s'est détaché. J'ai retordu les lunettes à peu près comme elles étaient et remis le verre. Je les utilise encore! Mais l'étui rigide est une perte totale. Il a toutefois été bien utile pour ne pas tuer mes lunettes!

J'ai repris ma route vers le nord, j'ai retrouvé les buses des prairies (3 Buses à queue rousse), ça fait du bien, et suis arrêtée à High Level. J'y ai vu un beau Gros-bec errant juvénile. C'est très joli et peu reconnaissable, car au lieu d'être principalement jaune, il est tout gris avec du verdâtre sur le dos.

J'ai pris beaucoup d'information au kiosque d'information touristique et j'ai appris que j'aurais une belle récompense lorsque je passerais le 60e parallèle, soit la limite entre l'Alberta et les territoires du Nord-Ouest.

J'ai justement continué mon chemin et atteint ce lieu environ deux heures plus tard. À l'info touristique, ils donnent un beau diplôme prouvant qu'on a passé le 60e parallèle! Comique! Il y a aussi une belle grosse pancarte devant laquelle tout le monde se prend en photo. Moi aussi.

Après avoir pris d'autres informations, je suis repartie et suis arrivée vers 20h30 au camping du parc territorial (on n'est plus dans une province!) Hay River, dans la ville de Hay River. J'ai appris que les aurores boréales seraient belles ce soir-là parce qu'il n'y avat pas de nuages, on était dans une bonne saison (ça commence à la fin août) et on annonçait froid pour la nuit. Il fallait que je me rende à la plage (un endroit dégagé d'arbres) ver 23h30, minuit pour les observer. Moi, je n'étais pas si enthousiamée à l'idée d'aller les voir, car j'en ai déjà vu ailleurs. J'ai appris que des japonais étaient aussi dans le camping ce soir-là et avaient fait le voyage spécialement pour les auroroes.

En attendante les aurores boréales, un Grand-duc d'Amérique chantait (et il faisait aussi des drôles de sons) et j'ai ouvert mon ordinateur sur ma table à pique-nique, dans le noir, pour vous écrire mon dernier récit. À la fin de mon récit, il fallait que je me dépêche, car les aurores commençaient. Une petite éclaircie au-dessus de mon site me permettait de le entrevoir. Je pouvais même les entendre! Vite! Je me suis rendue à la plage et, oh surprise! Ok, je pensais avoir déjà vu des aurores boréales, mais ça, ce n'est rien de comparable! Woooowwwww! C'est comme si j'étais une magicienne et que j'avais fait apparître toutes ces couleurs dans le ciel! C'est magnifique, magique! Magique, magique, magique! Une grande vague verte d'un bout à l'autre du ciel et d'autres ondulations à côté. Je ne savais plus où regarder! À droite, à gauche, en haut! Je tournais sur place pour tout voir, la tête vers le haut! Puis, j'ai cessé de bougé pour fixer un endroit, pour le voir bouger. Ça bouge! On entend parfois un genre de souffle. À un moment donné, les aurores s'estompent un peu, mais elles reviennent de plus belle, avec des nouveaux motifs. Wow! Elles étaient vertes, mais vers la fin, des bordures rouges se sont dessinées. Wow!

En tout cas, ma première soirée dans les Territoires-du-Nord-Ouest me confirmait déjà que j'avais bien fait de faire ce long détour! En passant, je n'ai pas pu prendre de photo des aurores boérales, puisque mes appareils ne disposent pas des options requises pour ce genre de photo.

Dodo à 1h00 du matin.


 29 août 2014 : Parc national Wood Buffalo; Je suis hyper chanceuse!

Le matin, après avoir été contempler la plage de jour, qui donne sur le Grand Lac des Esclaves et devant laquelle un Pygargue à tête blanche était posé sur une île, j'ai pris la route vers le sud-ouest, vers le parc Wood Buffalo. Il faisait très beau.

Au premier arrêt d'intérêt, on nous présente une dolite, "sink hole" en anglais. C'est un trou en fait. La roche du parc est particulière et composée de beaucoup de calcaire, ce qui la rend très friable. Une dolite, c'était d'abord une caverne sous-terraine, qui a été creusée par l'eau sous-terraine, et dont le toit s'est écroulé à cause de l'érosion. Ça donne un trou, parfois rempli d'eau, qui est verte à cause des minéraux. Il y en a plusieurs dans le parc.


En route, j'ai vu que beaucoup de forêt a été brûlée, mais un secteur semble avoir été brûlé très récemment, genre hier! C'est fascinant. J'ai su que la route avait été fermée parfois dans la saison à cause des feux, mais ce jour-là, c'était ouvert. C'est spécial de voir ça. Beaucoup, beaucoup, de forêt brulée en chemin.

Ah, ce qui est comique, c'est que dès que je suis entrées dans le par Wood Buffalo, un bison m'a accueillie. Là, il était vraiment près. C'est qu'il y a de l'herbe tout le long de la route et c'est donc un super garde-manger pour les bisons, qui sont herbivores. Il s'agit du plus grand mammifère terrestre de l'Amérique du Nord. Les bisons ont l'air lent et de ne pas se préoccuper de nous, mais il ne faut pas sortir de l'auto, car en fait ils courent très vite et peuvent être dangereux. Quand je suis passée, c'était le temps des amours, alors les mâles peuvent être particulièrement agressifs, car ils sont remplis de testostéronne!

J'en ai vu d'autres sur la route, en tout, trois seuls et un groupe de 6, avec des petits au travers. Mignons.

  





Le bisons de cette région sont issus de populations sauvages, qui ont beaucoup diminué dans le passé, à cause des changements dans l'habitat, de la fragmentation de l'habitat et de la chasse. Dans ce parc, et dans une autre aire de conservation plus au nord, sur le chemin vers Yellowknife, leur habitat est protégé et restauré. Ls populations sont donc en train d'augmenter.

Le parc Wood Buffalo a d'autres particularités, dont celle d'être le seul endroit au  monde où niche encore la Grue blanche. Par contre, on nous dit partout sur les panneaux qu'on ne la verra pas, qu'on verra seulement la Grue du Canada, que j'ai déjà rencontrée plusieurs fois pendant mon voyage. J'ai appris par la suite, qu'on a récemment créé une nouvelle population en Floride. Cet oiseau est super rare. À un moment donné, il en restait juste 60 individus. Aujourd'hui, grâce aux efforts de rétablissement, dont de la reproduction en captivité, la population est rendue à 600 individus. Ça s'améliore, mais c'est encore hyper rare.

Je suis allée au belvédère présentant l'habitat de nidification de la Grue blanche. Il s'agit d'un milieu super humide. Elles font leur nid sur des petits îltots. J'imagine que c'est peu accessible aux prédateurs. Autour des îlots, l'eau est peu profonde, mais la boue sous l'eau est profonde et un humain s'y enfonce d'au moins 1 mètre! Pas marchable! L'eau reste en surface à cause du pergélisol, qui empêche l'eau de surface de pénétrer le sol. Bon, pas vu de grue à cet endroit, pas étonnant. Par contre, l'eau est vraiment claire. On voit le fond, couvert d'algues ou de plantes marines.

Prochaine destination, les plaines de sel. Même chose, pas marchable. Le sel sort peu à peu du sol et il est possible d'en récolter à la main. Par contre, je n'y ai pas marché et suis restée sur la plate-forme d'observation, en hauteur. À l'oeil nu, je ne décelais aucun oiseau. J'ai pris mes jumelles et j'ai vu deux points blancs. Hummm... Je vais chercher mon télescope. Au télescope.... Oui!!!! Ce sont des Grues blanches! J'en ai trouvé! Les panneaux disent que je n'en verrai pas, mais, moi, j'en ai trouvé!!!!! Deux belle grues. Elles étaient loin, vive le tétescope! Je les ai même vu voler un peu! Elles ont du beau noir dans les ailes! Wow! Youhou! Victoire! Ça en a valu le déplacement!



J'ai appris par après que personne n'en avait vu depuis un ou deux mois et que la plupart des ornithologues qui viennent dans la région spécialement pour la voir en réussent pas à en voir! Wow, je suis super chanceuse!!!!!

Je me suis ensuite rendue à Fort Smith pour dormir. C'est une petit village surtout autochtone (comme la plupart des villes des TNO).

La suite bientôt!





Troisième chansons enregistrée pendant le voyage!


Voici la troisième chanson du voyage, une demande de Catherine Bourgie et de Simon Desbiens. Il s'agit de la chanson Pendant que les champs brûlent, du groupe Niagara. C'était le 2 septembre 2014, à environ 250 km au sud de Yellowknife, dans un brûlis très récent. Beaucoup de forêt a brûlé cette année et brûlait encore lors de mon passage, même en bordure de la route.

https://www.youtube.com/watch?v=bn6XUekPnas


Vous pouvez vous aussi me suggérer une chanson à chanter pendant le voyage en l'inscrivant dans les commentaires ci-bas. Notez que le lieu d'enregistrement ne peut être déterminé d'avance, car ça dépend du temps que je prends pour apprendre la chanson et de la météo.
 
Pour être tenu au courant des mises à jour de ce blogue, aimez la page Mireille Poulin, nature et chant, sur Facebook ( https://www.facebook.com/MireilleNatureetChant ).

À bientôt!

jeudi 28 août 2014

24-25-26 août 2014 : Sud de l’Alberta et Rocheuses; de la plaine à la montagne!


24 août : Parcs Writing-on-Stone et Waterton
 
---- Je vous écris ces lignes dehors, dans le noir, avec le son des Grands-Ducs d’Amérique qui chantent, en attendant les aurores boréales, dans le sud des Territoires-du-Nord-Ouest. ---

Le 24 août, je me dirige vers le parc Writing-on-Stone, mais je n’oublie pas de bien ouvrir l’œil parce qu’on ne sait pas ce qu’on peut rencontrer dans cette super région! En effet, ça en a valu la peine, car j’ai pu voir deux autre Buses rouilleuses, en plein jour cette foi! Elles sont très jolies. Plus tard, je suis arrêtée pour confirmer des possibles corneilles, mais ce n’étaient pas des corneilles. À ma grande surprise, c’étaient trois buses toutes brunes, sans vraiment de trait caractéristique. Elles étaient posées par terre, dans un champ. Il faut dire qu’il ventait pas mal, alors c’était plus stable par terre que sur des poteaux. Quand elles s’envolaient, elles n’avaient aucune tache blanche, nulle part, aucune trace plus pâle, sauf les grosses narines jaunes sur un bec noir. Tout ce que je pouvais remarquer, c’est que le corps, autant dessus que dessous, semblait un peu plus roux que les ailes. J’ai eu de la difficulté à trouver, mais finalement, c’étaient des Buses de Swainson de forme sombre. Trois d’un coup, c’est bon! Selon mon livre, moins de 10 % de la population a cette coloration!

En route, j’ai eu une autre surprise, des antilopes! Hé oui, sauvages! J’en avais entendu parler dans le parc Grasslands et je n’en avais pas vu, mais là, je les ai trouvées! Elles sont vraiment jolies! Si je me souviens bien, ce sont nos seules antilopes en Amérique du Nord, peut-être bien en Amérique tout court. Elles ont de jolis bois noirs recourbés vers l’intérieur et des belles marques noires dans la figure. C’est vraiment quelques chose à voir! J’étais vraiment contente!

J’ai vu plusieurs autres oiseaux en route, comme d’autres pélicans, des Quiscales de Brewer et des canards. En passant, les Hirondelles rustiques, il y en a un peu partout. C’est l’espèce d’hirondelle que j’ai vu le plus souvent. Elle est pourtant sur la liste des espèces menacées.

Au parc Writing-on-Stone, le paysage était fascinant. Il s’agit d’un grand canyon dont les bords sont très spéciaux. Ils appellent ça des hoodoos. Ça ressemble pas mal aux roches qu’on retrouve dans les îles de Mingan, mais il y en a un paquet! Les roches sont en fait des agrégats de sable. C’est superbe! La Milk River coule au fond de ce canyon. Son nom ne vient pas de nulle part, l’eau est laiteuse. Il y avait peu d’oiseaux, mais j’entendais constamment un cri. J’ai fini par apercevoir l’oiseau et c’était un troglodyte des rochers! Wow! Superbe! Je suis bien contente. On n’a pas ça chez nous et ce n’est pas répandu au Canada non plus! 



Je suis ensuite allée voir les écritures sur la roche. Je suis allée voir le plus grand tableau, là où une scène de bataille a été dessinée par les autochtones, vers la mi-19e siècle environ. C’est assez peu profond come marques, donc assez pâle, mais c’est l’fun quand même à voir!

Ma prochaine destination fut ensuite le parc de Waterton, dans le coin extrême sud-ouest de l’Alberta. Ce parc continue dans le sud, aux États-Unis, sous le noms de Glacier National Park. Il fait partie des montagnes rocheuses, mais est beaucoup moins visité que les parcs de Banff et Jasper.

Je sais, ça devrait être excitant d’aller dans les rocheuses, mais j’ai tellement aimé les prairies, que j’étais un peu nostalgique de les quitter. La forêt, c’est sombre comparé aux plaines jaunes. En plus, dans les plaines on voit loin, on voit tout. Les oiseaux sont pas mal plus faciles à trouver!

Ce soir-là, dans le parc de Wateron, j’ai visité un peu avant d’aller me coucher. Je suis allée voir un petit canyon vraiment très joli. C’est qu’il est rouge ce canyon. Pas rouge tirant sur le orange, mais rouge tirant sur le fuschia. Très très joli. J’y ai fait la connaissance de Dennis, un voyageur dont vous avez peut-être vu les photos de Waterton sur ma page Facebook. Il disait toujours de croire en moi, que j’étais  une leader et que les femmes devraient être plus valorisées, quelque chose comme ça, hihi.


25 août 2014 : Waterton et Banff

Cette nuit-là, il a fait très froid. On annonçait 1 degré, mais j’étais au chaud à l’intérieur, surtout que je commençais à avoir des petits symptômes de rhume. Le matin, je me suis levée tard et me suis promenée un peu dans Waterton. Il faisait enfin soleil de nouveau! Direct dans le stationnement, avant de partir, il y avait une belle petite famille de tétras. Il faudra que je confirme avec mes vidéos, mais il me semble ce c’étaient des Tétras sombre (Blue Grouse). C’était déjà bon! Dans le parc, j’ai pris plusieurs belles photos de montagnes, j’ai croisé un Cerf mulet (pas le premier du voyage, il y en a un peu partout) et je suis partie prendre la route pour Banff. Ce qui est bien, c’est que je repassais dans les prairies entre les deux parcs. Ce qui est moins bien, c’est que je devais aller sur l’autoroute 1, la transcanadienne, dans un secteur très achalandé. Ça fait changement du reste du voyage. Déjà, je trouvais Waterton pas mal touristique, mais là, je m’en allais dans le top des endroits touristiques! Je réalisais que j’aime bien me retrouver dans des endroits perdus.



Je suis arrivée à Banff assez tard, alors je n’ai pas fait d’exploration ce soir-là, mais c’est de là que je vous ai écrit mon dernier récit!

26 août 2014 : Banff et Lac Louise

Ce jour-là, après avoir fait mon lavage, je suis allée profiter des attractions touristiques. Je suis allée voir les sources d’eau chaude sulfureuse dans des bassins de roche aménagés. J’ai touché l’eau, elle était super chaude. Pas très rafraîchissant en cette journée qui m’a fait enlever couche après couche. Enfin de la chaleur! Je suis montée au sommet du Sulphur Mountain par téléphérique. J’avais fait cette montée en 2005 aussi, avec ma famille. C’est toujours aussi beau là-haut! Ça vaut la peine d’y monter pour avoir une superbe vue sur les montagnes avoisinantes!  En haut, j’ai vu un Faucon pèlerin! Il y avait aussi des petits mammifères. Les Spermophiles à mante dorée, qui ressemblent à des gros tamias, se faisaient nourrir par les touristes, malheureusement. Ils étaient pas mal gras. J’ai aussi trouvé un Tamia mineur.


Après être redescendue, je me suis dirigée à un autre endroit très touristique, le lac Louise. Que voulez-vous, trop de monde, mais c’est beau. J’y suis déjà allée là aussi, alors je prends quelques photos de ce très beau lac et des montagnes qui l’entourent (et des canots rouges sur le lac), je lis quelques panneaux explicatifs très intéressants, l’observe les Casse-noix d’Amérique et les Mésangeais du Canada, puis je reprends la route. En passant, j’adore les casse-noix! Ce sont de beaux oiseaux gris pas mal bruyants, j’en ai entendu un imiter un bruit d’alarme d’auto! Mais mon préféré restera toujours le Mésangeai du Canada. J’ai toujours trouvé ses tons de gris, contrastant, avec le blanc très jolis.


Je prends la route pour Jasper, fais quelques arrêts en route pour prendre des photos des montagnes et des glaciers. Pas loin après Jasper, j’ai une belle surprise, un beau Grizzly est sur le bord de la route! Je m’arrête pour l’observer. Il est beau avec son long poil doré. Il s’apprête à traverser la route et un autobus arrive à toute vitesse! Hish! Heureusement, l’ours la vu et il a arrêté d’avancer! Fiou! Je ne voulais pas assister à la mort d’une aussi belle bête! Il a traversé tranquillement ensuite, en toute sécurité. Ce soir-là, je ne me rends pas à Jasper, il est trop tard, mais je dors dans un joli petit camping très tranquille.

---- Bon, mes doigts commencent à avoir froid et je pense que j’entends les aurores là! ----

À bientôt!



lundi 25 août 2014

21-22-23 août 2014 : Le sud de la Saskatchewan et de l'Alberta; J'aime les "badlands"!

21 août : Les oiseaux de rivage de Chaplin

Le 21 août, je suis allée visiter un endroit où il y a plein d'oiseaux de rivage qui passent en migration. J'étais un peu tard en saison, alors il y en avait beaucoup moins qu'avant, mais j'en ai profité en masse. D'abord, il s'agit d'un très gros lac salin, le deuxième plus gros au Canada si je me souviens bien. Juste à côté, il y a une usine d'exploitation de sel. C'est spécial parce qu'il y a des accumulations de sel sur les rives du lac, très peu profond. Le sel est souvent coloré, dans les tons de bleu-gris pâle ou rosé. Ça fait un paysage assez spécial. Ce lac salé parmet à plein de petits organismes de proliférer, ce qui attire les oiseaux en migration.

J'ai été bien contente de pouvoir y voir des Avocettes d'Amérique de très près. Elles sont tellement belles! Aussi, il y avait un paquet de Phalaropes de Wilson, près de moi eux aussi. Je pense que c'est la première fois que j'en vois de près. Ils sont comiques quand ils tournent sur eux-mêmes à la surface de l'eau, leur technique pour se nourrir. Au loin, j'ai aussi trouvé quelques Phalaropes à bec étroit. J'ai eu quelques autres espèces d'osieaux de rivage, commme des Bécasseaux semipalmés, des Bécasseaux de Baird, des Bécasseaux sanderling et des Pluviers semipalmés, en plus d'un tas de canards, dont un paquet de Canards souchet, un espèce que j'ai vue en grand nombre un peu partout dans le sud de la province. J'ai aussi vu au moins deux Pipit de Sprague.

Ensuite, je me suis dirigée vers le sud pour aller vers le parc Grasslands, qu'on m'a suggéré plusieurs fois. Mais en route, une femme qui tenait une Gift Barn m'a suggéré d'aller voir un autre endroit avant de m'y rendre. Il s'agit du Reed Lake. En effet, c'est un beau grand lac peu profond où les canards s'accumuent et où j'ai pu ajouter le Tournepierre à collier à ma liste des espèces du voyage. Pour ce qui est des canards, étant donné que j'en ai vu une quantité astronomique dans les derniers jours et que j'ai hâte de me rendre aux Grasslands, je n'ai pas trop insisté. La plupart étaient loin aussi et c'était frisquet.

Le soir, j'ai dormi à Val Marie. Comme ça, j'étais juste à côté pour visiter le Grasslands National Park. Avant de dormir, j'ai aussi été prendre des dépliants au pavillon d'accueil du parc et j'ai pu lire un peu à son sujet pour bien me préparer. Je me suis inquiétée un peu parce qu'il pleuvrait dans la nuit et que ça disait que les routes ne sont pas praticables lorsque mouillées. J'ai aussi lu qu'il fallait faire attention aux serpents à sonnette! Wow, je veux en voir!

22 août : Le fameux Grasslands National Park!

Ah, ça, c'était un de mes objectifs principaux du voyage. J'étais supposée y aller au retour, mais j'ai un peu changé mon itinéraire à cause de Chaplin, qui n'aurait pas été bon en septembre. C'est une bonne idée ce changement d'itinéraire quand même. Ça me permet d'alterner entre le nord et le sud pendant l'aller et aussi au retour, ce qui me procure une diversité de paysages qui est bien agréable.

À l'accueil du Grasslands National Park, on m'a rassurée que je pouvais bien visier le parc, mais il fallait que j'évite une section de la route, trop bouetteuse, c'est tout. Ouf! Dans ce parc, les prairies ont été conservées telles qu'elles étaient avant l'agriculture, donc c'est une bonne occasion de voir les plantes d'origine (quoique je n'y connais pas grand chose, mais c'était le fun de voir des cactus!), mais aussi la faune qui a en grande parte disparu des autres régions. Aussi, ce n'est pas pour rien que cette région n'a pas été cultivée. Son relief est pas mal plus vallonneux que les alentours. Ça donne un très beau paysage. Dans ce parc, il a y des Chouettes des terriers et des Tétras des armoises, mais je n'en ai pas vu. Ce sont des oiseaux rares et difficiles à observer. Il y a aussi un petit lézard d'une drôle de forme, qui date du temps des dinosaures, mais eux non plus, je ne les ai pas vus. Il faut dire qu'il faisait vraiment froid et que les lézards, ayant le sang froid, ne sont pas très actifs dans ce temps-là. Par contre, j'ai trouvé très amusant d'observer les petits chiens de prairie, les seuls au Canada si je me souviens bien. Ils étaient fâchés contre moi parce que j'étais dans leur colonie (la route la traverse), mais il se sont calmés un peu à force de rester là. Des bisons ont aussi été réintroduits dans ce parc. Je les ai trouvés, yé! Ils étaient assez loin, mais j'en ai vu deux plus tard, de plus près. Ça aussi, comme les serpents, il faut y faire attention, mais ils étaient suffisamment loin pour que je sois en sécurité. J'aurais aussi pu voir le rare Buse rouilleuse, mais non, pas vue. Mais les trois oiseaux rares que j'ai mentionnés ici ne vivient pas que dans le parc, ils sont aussi dans plusieurs autres centaines de kilomètres carrés de prairie du sud de cette povince et de l'Alberta, donc il faut toujours garder l'oeil ouvert!

Dans le parc et dans les prairies du sud en général, il n'y a pas que le serpent à sonnette, il y a aussi d'autres espèces de serpent. J'en ai vu un, malheureusement. Malheureusement pour lui en fait. Ce serpent était tranquillement en train de se faire chauffer la couenne, enroulé sur lui-même, sur l'asphalte à la sortie du parc et, n'ayant pas eu le temps de réaliser ce que c'était (je ne m'attendais pas du tout à ça), j'ai roulé dessus! C'est poche en titi! Je suis retournée le voir et il agonisait le pauvre. Ce n'était pas un serpent à sonnette, mais c'était quand même un beau serpent, beige avec des grosses taches brunes. Pauvre lui, je me suis tellement sentie mal. Ça m'est revenu en tête queques fois pendant la journée et les jours qui ont suivi. Ah, si j'avais pu l'éviter! Croyez-moi que je regarde attentivement l'asphalte maintenant! Le prochain, il aura la vie sauve! Pauvre serpent.

Je me suis ensuite dirigée vers ma prochaine destination, le Cypress Hill Interprovincial Park, un autre incontournalbe à ce qu'il paraît. Sur mon chemin, il y avait le T-Rex Discovery Center, à Eastend. J'avais juste une demi-heure pour le visiter parce que ça fermait. Fascinant! Je suis en amour avec les dinosaures! C'est que, pour moi, ça a quasiment été juste des histoires pour les enfants jusqu'à ce jour. Mais là, j'ai vu des vrais os de dinosaures! Fa-sci-nant! Je ne peux pas croire que ces bêtes-là ont existé il y a si longtemps et que, devant moi, je peux voir leurs os. J'ai même pu en toucher! Wow! C'est trop débile!  Là, j'ai hâte d'aller à Drumheller, mais ce sera juste sur le chemin du retour.

Je me suis rendue au Parc interprovincial Cypress Hill, mais il pleuvait, il y avait de la brume et ça ne me tentait pas de camper par un temps aussi moche. Sur place, il n'y avait pas de chambre disponible (il n'y a qu'un Resort où il faut réserver deux ans en avance!). Il faut dire que ce parc est une montagne plate. Il s'agit de la seule partie de la province qui n'a pas été recouverte par les glaciers. Ça faisait bizarre de retrouver une forêt. Mais bon, l'altitude rendait l'endroit plus froid et brumeux qu'ailleurs, pas très attirant pour cette nuit. J'ai donc continué mon chemin et passé la nuit à Maple Creek, vraiment pas loin de la frontière de l'Alberta.

23 août : Le sud de Alberta, paradis des hiboux!

Le 23, août, j'ai traversé et je me suis dirigée vers le même parc que la veille. En effet, comme c'est un parc interprovincial, j'avais une deuxième chance d'y aller, mais par l'autre côté, celui de l'Alberta! J'y suis allée. Il faisait beacoup plus beau, mais toujours aussi froid. C'était venteux en plus, rien pour me donner le goût de faire une randonnée. À l'accueil, on m'a informée de certains endroits qui pourraient m'intéresser, dont une place où il y avait une famille de Hiboux des marais. Intéressant. J'ai commencé par aller vers le sommet de la montagne. Il y avait une belle vue sur les prairies. Le contraste entre le vert foncé de cette forêt coniférienne montagneuse et le jaune des prairies en bas est assez spectaculaire! À ce belvédère, j'ai aussi pu voir une petit écureuil, ou tamia ou quelque chose du genre, que je n'ai jamais vu avant. Son dos a des rayures blanches fines, qui alternent entre des lignes pleines et des lignes pointillées, très joli. Je vais l'identifier plus tard. Mais j'étais bien contente de voir ça.

Je me suis ensuite dirigée vers la famille de Hiboux des marais. C'était au cin d'un pâturage, là où il y avait quelques petits arbe. C'était calme, rien de spécial à cet endroit. J'ai fini par voir une aile brune d'un oiseau qui a décollé pour aller se cacher de moi, puis deux pies se sont mis à houspiller cet oiseau. C'était probablement un des fameux hiboux, mais bon, cette observation n'était pas des plus complètes disons! J'ai continué à attendre, mais aucun ne se montrait. À un moment donné, j'ai vu bonger et j'ai pris mes jumelles pour avoir une surprise. Il s'agissait d'un genre de grosse belette rousse avec le bout de la queue noire. Je n'ai jamais vu ça non plus. J'étais bien contente. Une autre espèce qu'il faudra que j'identifie ultérieurement.

Comme mon tour de ce parc a été bref étant donné le froid, j'ai eu le temps de me diriger vers un autre parc, le parc provincial Writing-On-Stone. En m'y rendant, j'ai vu une annonce pour un site qui n'était pas indiqué sur ma carte. Son nom et ce que je pouvais voir de la route a attiré mon attention, alors j'y suis allée. C'était le Red Rock Coulee Natural Area. C'était vraiment joli et très calme. Je me suis dit que ce serait l'endroit idéal pour enregistrer ma deuxième chanson, donc vous devez déjà avoir vu ce parc dans ma dernière vidéo. Il faisait froid et c'était un peu venteux, alors c'était difficile de chanter, mais je l'ai fait quand même. Le sol argileux glissait et il fallait que je fasse attention aux serpents à sonnette là aussi, mais ils devaient être bien à l'abri de ce vent glacial ce jour-là!

Ensuite, j'ai continué mon chemin vers le prochain parc, mais il fallait que je dorme avant de l'atteindre. Ce soir-là, j'ai fait de la route plus tard que d'habitude. Je me suis dit que ce serait le moment idéal pour trouver une Chouette des terriers, parce qu'il semblerait qu'elles sont plus actives tôt le matin et tard le soir. Donc, j'ouvrais l'oeil. Je n'ai pas trouvé cet oiseau, mais la soirée en a valu la peine! En roulant, je regarde toujours les gros oiseaux et, d'habitude, ce sont des buses. Il y a beaucoup de Buses de Swainson dans le coin. Mais là, on était le soir. J'ai trouvé un Grand-Duc d'Amérique dans un arbre! Je suis arrêtée et je l'entendais, lui et d'autres oiseaux, crier, au moins deux autres. Ils ne chantaient pas, ils criaient. Je n'avais jamais entendu un grand-duc crier. J'avais un adulte en vue, puis un jeune est venu le rejoindre. Trop super! Ensuite, j'ai trouvé un autre jeune et un autre adulte. Wow, une famille de quatre grands-ducs! En plus, il y avait des Engoulevents d'Amérique qui volaient au même endroit. (Ah oui, j'ai oublié de dire que j'en ai vu un aussi au Red Rock Coulee un peu plus tôt). Après avoir admiré les hiboux pendant au moins 15 minutes, j'ai repris la route. Puis, j'ai vu une autre silhouete. Ah, c'était une buse, mais j'ai regardé plus attentivement et c'était une buse rouilleuse! Wow, j'ai réussi à rouver une Buse rouilleuse! Trop super! J'ai continué ma route et j'ai vu une autre silhouette, sur un poteau de clôture. Un Hibou des marais! Wow! Puis un deuxième Hibou des marais! J'ai pu les admirer comme il faut, mais ils étaient plus peureux que les grands-ducs, alors j'y ai passé un peu moins de temps. Ils volaient, puis se posaient, volaient encore, puis se posaient. En fait, je ne suis pas sure s'ils étaient vraiment peureux ou si c'est juste qu'ils chassaient très activement. J'ai continué à rouler, et j'ai vu deux autres silhouettes de grand-duc dans un arbre. Comme c'est rendu un oiseaux commun...  (hihi) et qu'il commençait à faire un peu trop noir à mon goût, je ne suis pas arrêtée. Mais quand même, ça m'a fait huit hiboux en une seule soirée! Six Grands-Ducs d'Amérique et deux Hiboux des marais! Je n'en ai jamais vu autant! Ça valait la peine de changer un peu mes habitudes pour enfin voir ce que j'avais entendu plus tôt dans le voyage.

Dodo à Foremost, petit village agricole.

La suite bientôt!


dimanche 24 août 2014

Deuxième chanson en demande spéciale!

Bonjour,

Je vous présente ici la deuxième chanson enregistrée en demande spéciale. Il s'agit d'une demande de Nicole Poulin, Le plus beau voyage, de Claude Gauthier  (paroles), Yvan Ouellet et Claude Gauthier (musique). Cette vidéo a été tournée à Red Rock Coulee Natural Area, dans le sud-est de l'Alberta, entre les villages de Seven Persons et Orion. Les roches rouges étant plus dures que ce qui les entoure, l'érosion les découvre peu à peu et elles-mêmes se font ensuite éroder par le vent. Le sol est argileux, donc très glissant et collant puisqu'il est humide le jour où je fais l'enregistrement, le 23 août 2014.

http://youtu.be/PsohhASxxRU

Bonne écoute!

samedi 23 août 2014

18-19-20 août : Saskatchewan, la paradis des canards! ; Duck Lake, Saskatoon, Last Mountain Lake



18 août, Duck Lake :

Le matin, je me suis dirigée vers la Saskatchewan. Je voulais prendre des informations au kiosque touristique, à la frontière, mais il n’y avait qu’un vieux panneau d‘informations sur le nord de la Saskatchewan. Ça augure bien… Sur la route 106, la forêt est passée de la pessière (peuplements d’épinettes) vallonneuse à des peuplements de pins gris, pin et épinette sur sol sableux, plus plat. Puis, sur le dernier droit vers le  sud, il y avait de l’exploitation forestière en cours, dans la forêt provinciale. C’est un peu avant la jonction avec la route 55 que j’ai commencé à voir, entre des bandes de forêt, de l’agriculture, l’activité principale de la province. Je suis passée rapidement à Prince Albert, une toute petite ville, pas particulièrement charmante, et j’ai continué mon chemin vers le sud-ouest, en direction de Saskatoon.
 
En route, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup d’étangs dans les terres agricoles. À peu près tous avaient des canards dessus. Comme j’étais sur une autoroute, je ne pouvais malheureusement pas arrêter pour les regarder. En plus, c’est aussi le paradis des oiseaux de proie. J’ai vu un faucon que je soupçonne être un Faucon des prairies (à cause de la forme de ses ailes plus élancée et de la couleur brune de son dos, mais je ne savais pas encore qu’il fallait aussi regarder le patron sous les ailes pour bien le différencier du Faucon pèlerin), deux Crécerelles d’Amérique, un Urubu à tête rouge, trois Buses à queue rousse.

Enfin, j’ai fini par m’arrêter à mon premier objectif de la Saskatchewan, Duck Lake. Je n’ai pas été déçue! Plein de canards, de toutes sortes! Ce soir-là, j’ai noté 32 espèces d’oiseaux. Il y avait, entre autres, un Butor d’Amérique, des Petits Garrots, des Grèbes jougris, des Grèbes à cou noir, des Grèbes à bec bigarré, des Fuligules à dos blanc, des Fuligules à tête rouge, un Harle couronnée, des Érismatures rousses, plein de Sarcelles à ailes bleues, des tonnes de Foulques d’Amérique avec leurs petits, etc. J’ai même trouvé une spectaculaire Avocette d’Amérique! Trop joli cet oiseau, mais un peu loin. Il y aavait aussi quelques ares oiseaux de rivage, comme des Grands chevaliers et des pluviers semipalmés, mais la plupart étaient trop loin pour les identifier.


19 août, encore des canards et Saskatoon :

 J’ai passé la nuit a Duck Lake et j’ai entendu des coyotes hurler pendant la nuit. Il y avait aussi des Grues du Canada que je pouvais entendre, dans un champ pas loin. Le matin, je suis retournée observer au lac qui, au fait, est traversé en croix par deux routes de gravier. L’eau est aussi beaucoup plus haute que d’habitude (les poteaux électriques sont dans l’eau), comme un peu partout dans les prairies. J’ai trouvé deux Phalaropes à bec étroit, c’est super! Mais ils étaient loin. Ça n’a pas été facile de les observer.

 Ensuite, j’ai continué mon chemin vers Saskatoon. En route, il y a bien sûr de l’agriculture partout, avec plein d’étangs à canards. J’ai déjà lu que ces étangs sont supposés être entourés d’arbres, mais que ces arbres ont été coupés à cause de l’agriculture. En effet, rares sont les étangs que j’ai vus avec des arbres. Au moins, ils sont normalement entourés de quenouilles, mais elles ont parfois été coupées. Toujours selon ce que j’ai lu, de nombreux étangs ont aussi été simplement asséchés. Je me demandais pourquoi il y aurait des étangs sur un terrain plat, mais j’ai découvert que, en fait, les prairies ne sont pas si plates que ça. Dans ce secteur, le terrain est légèrement vallonné, ce qui permet à l’eau de s’accumuler aux endroits les plus bas, ce qui est parfait pour les canards!

Saskatoon est une jolie petite ville. Le centre-ville n’est vraiment pas très grand, mais a quand même de beaux bâtiments. La rivière Saskatchewan sépare la ville en deux et est bordées d’un parc linéaire boisé sur chacune de ses rives. Des sentiers pavés permettent de s’y promener paisiblement. C’est une bonne idée d’aménagement, qui rend la ville plus agréable et plus jolie. Les cartiers résidentiels sont vraiment charmants. 

Ils ont tous de beaux grands arbres le long de la rue et aussi sur le terre-plein qui sépare les deux sens des rues. Toutes les rues résidentielles que j’ai vues étaient comme ça, pas juste quelques-unes, toutes. Ça donne un superbe cartier résidentiel plein de verdure (et d’ombre, pratique en cette chaude journée!). Le campus de l’université a aussi l’air vraiment bien. En gros, c’est une petite ville, de moins de 300 000 habitants, mais où il semble plaisant d’habiter.


Lors de mon escapade urbaine, je me suis arrêtée à un vrai kiosque d’information. Dans un dépliant, j’ai appris qu’on avait une mer morte au Canada! Il s’agit du lac Manitou. Alors, direction la Manitou! Même si c’est un détour, au moins, j’ai un autre site ornithologique intéressant dans le coin, alors c’est un détour qui en vaut la peine! 

Oui, je suis allée nager dans le lac Manitou. Ok, je pensais que je flotterais plus que ça, mais je flottais quand même plus que dans de l’eau de lac ou de mer. Le plus comique a été après la baignade, lorsque mes cheveux ont séché. L’eau s’était évaporée, les minéraux sont restés sur mes cheveux et ont formé une poudre blanche qui s’accumulait surtout sur les pointes. Ayaye, surprise! Mes cheveux étaient rendus raides et pas très agréables au toucher. Ok, la douche sera appréciée! Je les ai démêlés un peu comme je pouvais avant de les laver, mais c’était vraiment l’enfer, haha. Scritch, scatch. Ouch! Ouin, ok, j’ai fini de les démêler après, plus facile.

 En arrivant à Simpson, un petit village où j’ai dormi, j’ai entendu un Grand-duc d’Amérique, encore. Pourtant, il n’y a toujours pas de forêt. Bon, là il y a quelque chose que j’ai compris et que je me suis fait confirmer par un résident. Il n’y a pas de grande forêt dans les prairies! Ok, je le savais mais… Les villages sont les plus grandes forêts que les hiboux trouvent dans les prairies, alors c’est là qu’on les trouve! Ah, ok. En gros, il y a moins de forêt dans les prairies, mais c’est beaucoup plus facile d’y entendre et observer des hiboux que chez nous, parce qu’il sont près des gens et dans des forêts qui n’en sont pas vraiment, soit les quelques arbres des villages. Et bien, maintenant, je le sais! Je vais garder mes oreilles ouvertes!
En passant, les petits villages agricoles sont pas mal toujours faits de la même façon. Il y a une très large rue principale, avec quelques commerces, de style western, et un hôtel-restaurant-bar. Il est donc facile de trouver où coucher, car il y a toujours un super hôtel à 30 à 40$ la nuit, qui a besoin d’être remis au goût du jour, disons, hihi. Autour, il y a les maison et les arbres. Au coin du village, il y a une meunerie, avec le nom du village dessus.


20 août, Last Mountain Lake National Wildlife Area :

Le 20 août, dans un paysage de praires au relief plat, j’ai visité le premier milieu naturel protégé au Canada! Last Mountain Lake National Park est géré et protégé par Environnement Canada. On y fait de la conservation, de la restauration et de la recherche. Un circuit a été aménagé pour circuler en auto et parfois dans des sentiers, à pied. J’y ai passé une très belle journée avec la plus longue liste journalière d’oiseaux depuis le début du voyage, soit 71 espèces! Ce sont principalement des espèces aquatiques, soit des canards et des oiseaux de rivage. Ah oui, en passant, le mois d’août, c’est le mois principal de la migration des oiseaux de rivage, aussi appelés limicoles. J’ai revu des Avocettes d’Amérique, mais de plus près cette fois. J’ai aussi retrouvé des Pélicans d’Amérique et des Grues du Canada, toujours aussi charmants. Plus tard, en automne, c’est un endroit où la très rare Grue blanche passe en migration.


Mes grandes premières (jamais vues à vie) de la journée ont été un groupe de huit Barges marbrées (wow, beaux gros oiseaux à super long bec!), des Tyrans de l’Ouest (vraiment jolis avec leur ventre jaune), des Sturnelles de l’Ouest (un peu partout, ça c’est un oiseau magnifique, avec lui aussi un ventre jaune et en plus un V noir sur la poitrine, mais c’est peureux), des Buses de Swainson (wow, superbes, un peu partout, de près à part de ça, et ça crie tout le temps!). Il y avait aussi deux superbes Grèbes élégants. Ensuite, j'ai été surprise parce que je ne savais pas qu’il y avait des Chevaliers semipalmés dans cette région. Trop beau cet oiseau en vol. C’est une oiseaux de rivage (longes pattes, long bec) qui a des couleurs assez fades posé, mais ses ailes sont noir et blanc, c’est vraiment joli. En tout cas, j’essayais de partir du site et il fallait toujours que je m’arrête parce que j’ajoutais toujours des nouvelles espèces même en roulant! J’ai fini par réussir à partir et continuer ma route.


À Simpson, on m’avait parlé d’un autre super site pour les oiseaux, qui est Chaplin. J’ai lu que c’était surtout bon pour les oiseaux de rivage, qui migrent en août, alors j’ai changé mon itinéraire. Je n’étais pas supposée aller au sud lors de mon aller vers l’ouest, mais bon, il faut que j’y aille quand il y a des oiseaux quand même! Alors, direction le sud! Sur le chemin, j’ai croisé une exploitation de potasse. Je ne sais pas trop ce que c’est. Il va falloir que je lise là-dessus. De ce que j’ai vu, ça a l’air de se trouver pas mal en surface et il faut sacrifier une bonne superficie de terres agricoles pour l’exploiter.

Un peu avant Mosse Jaw, le terrain plat devient très vallonneux, avec des mini vallées herbeuses, vraiment très jolies. Moi qui pensais que ce serait plat jusqu’au sud de la province, je me suis bien trompée.
Lors de cette journée, je ne suis pas arrêtés dans les villes, bien que je sois passée très près de Moose Jaw et Regina. Je me les garde pour le retour. Les oiseaux, ça presse plus!


J’ai rejoint l’autoroute 1, la transcanadienne. Vraiment, il ne faut pas passer au travers des prairies direct par l’autoroute! Il y a tellement de trésors à découvrir dans ces provinces!
À bientôt pour la suite!